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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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doit aller', il faut, il fie ut , &c. maisil est évident que c’est fermer les yeux àlaUunieie: qne'tle que puisse être i’origine de nutre on , il est constant que c’estun pronom généra! qui désigne par l'idéeprec'ledela troisième personne , un su-jet d’une nature quelconque, & consé-quemment qu’il n’y a point i'ìmperson-•naliti par-tout où on le rencontre. Dansles autres exemples notre il est chargédes mêmes fonctions, avec cette diffé-rence que on fixe plus particulièrementl’attention fui'les hommes : & que il dé-termine d’une maniéré plus générale. IIpleut, e'est-à dire , l’eau pleut. II fautaimer Dieu, il est un pronom appellatif,déterminé par ces mots aimer Dieu , deforte que le sujet total est il aimer Dieu;faut manque, est nécessaire, à limitationdu dejìderatur latin. II y a des hommes,oh piujìeurs philosophes qui le nient, c'est-à-dii e il à hommes , ou il savoir piujìeursphilosophes qui le nient , a place ici. Dansil des hommes le déterminatif de il y estjoint par la préposition de ; dans il plu-sieurs philosophes le déterminatif est jointà il par simple opposition , comme celaétoit irès-contmun ul tems Innocent III.Villehardouin.

IMPERTINENCE, f. f. Morale, l’u-sage a changé le sens de ce mot; il ex-primoit autrefois une action ou un dis-cours opposé an sens commun , aux bien-séances, aux petites réglés qui compo-sent le savoir-vivre. On ne s’en sertguereaujourd’hui que pour caractériser unevanité dédaigneuse, conque sans fonde-ment, & montrée fans pudeur; cette fortede vanité est assez commune. Heureuxqui peut en rire! l’hominesagc & senséen est plus !e martyr que le frondeur. Lavanité, Vimpertinence , le sot orgueil desrangs, lui paroiífent les inconvcniens né-cessaires de la hiérarchie, qui maintientl’ordre de l’amour de la gloire qui vivifiela nation.

Impertinent, Gramm. & Morale,Yimpertinence se dit du caractère deThomrne , & d’une action qu’il aura fai-te : on dit de Thomrne c’est un imper-tinent; de faction c’est une impertinence.I> faut cependant observer qu’il en estde Vimpertinence comme du mensonge ,de Tin justice, & de la plupart des au-tres qualités bonnes ou mauvaises. Celui qui q dit un mensonge , on qui a çom-

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mis une injustice, n’est pas pour cela linhomme injuste ni un menteur; & celuiqui a dit ou fait une impertinence, unhomme impertinent. Vimpertinent ne dis-tingue ni les lieux, ni les circonstances,ni les choses, ni les personnes. II parle,& il offense ; il parle encore, & il offenseencore. II n’est pas toujours fans esprit,mais il est fans jugement, fans délica-tesse; il rebute, il aigrit, on le hait, ostle fuit ; c’est un fat outré. Je ne fais siVimpevtinent est fort sensible à son pro-pre caractère, quand il le rencontre dansun autre ; je ne le crois pas. C’est le honesprit, & un grand usage du monde quicorrigent de Vimpertinence qu'on tientde la mauvaise éducation. S’il y a deshommes impertinent , il ne manque pasde femmes impertinentes. Une petitemaîtresse ou uné impertinente , c’est pres-que la même chose ; il y en a isautresencore.

Impertinent, Jterifprud., est op-posé à pertinent. Ce terme ne s’appliqueguere qu’en matière de fait dont on de-mande à faire preuve, quand les faits nefont pas de nature à être admis ; pour estordonner la oreuve , on dit qu’ils fontimpertinetts & inadmissibles* V. F Air S,Pertinent & Preuve. (A)

IMPERTURBABLE , IMPERTUR-BABILITE' , Grain., il ne se dit guereque de la mémoire. Ce prédicateur a unemémoire qui ne se trouble jamais, im-perturbable. Cependant, on dit encoreri’un homme qu’ancune objection n'é-branle , qu’il est imperturbable dans ses'principes ; alors il est relatif à la dis-pute. C’est par l’étude, les connoissancesacquises, la réflexion, l’intérét, le ca-ractère , que nous nous rendons imper-turbables dans nos ientimens, nos pro-jets , nos résolutions. &c. il faut avoirla raison pour soi, sinon à'imperturba-ble qu’on étoit, on devient entêté, opi-niâtre.

IMPÉTRABLE , adj. Jurifpruâ ., s*dit de ce qui se peut demander ; ce termen’est guere usité qu’en matière bénési-ciale. Ondltqn’un bénéfice est vacant Stimpétrable , lorsqu’il n’est pas rempli defait ou de droit. V. Be'ne 1 fice, DÉvû-lut , Vacance. (A}

IMPETRANT, adj. Jmfpnd. , entermes de chancellerie, signifie celui qutobtient des sçitrés du prince , cgpçn.

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