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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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miie , chagrine par sa présence , ses dis-cours , & ses actions hors de saison.

Un importun offre avec vivacité ses ser-vices à des gens qui ne veulent pas semployer; il prend le moment que son amiest accablé d’affaires pour lui parler desciences; il va souper chez fa maîtresse,le soir même qu’elle a la fievre ; il en-traîne à la promenade des gens à peinearrivés d'un long voyage , & qui necherchent qu'à se reposer de leurs fati-gues; en un mot, il ne sait jamais dis-cerner 1e temps & les occasions, & soind’obliger les antres, il leur déplaît, &leur devient à charge. Ce rôle ridicule,qu’il joue dans la société , est le Vrairôle d’un sot; lin homme habile , dit laBruyère , sent d’abord s’il convient ous'il ennuie ; il fait disparaître l’instantqui préeede celui où il seroit de trûpquelque part. (D. J.)

* IMPOSANT, adj. IMPOSER, v.act., Gram. , c’est l’effet de tout ce quiimprime un sentiment de crainte, d’ad-miration, de respect, d’égard, de con-sidération. On en impose ou pardes quali-tés réelles, ou perdes qualités apparentes.11 se dit & des personnes & des choses.La dignité , le ton, 1 e visage , le carac-tère, le regard, en imposent dans la per-sonne. La grandeur, l’élévation , lamasse , 1e faste , l’éclat , la dépense,l’espace, l’étendue, la durée, l’ancien-neté, 1e travail, la perfection, en im-posent dans les choses. Rien n’en imposeau sage que ce qui excite en lui un senti-ment réfléchi d’admiratïon , d’estime oude respect. En imposer se prend encoredans un sens différent? pour tromper ,mentir , séduire. On impose austr unepénitence, une tâche, un nom, unetaxe , les mains , un fardeau, &c. ac-ceptions d» verbe imposer , allez éloi-gnées des précédentes.

Imposer, terme s Imprimerie en let-tres. Voyez Imposition, terme d'Im-pritnerie en lettret.

IMPOSITION, Jurisprud. ? signifiesouvent ls même chose quViBpaí.on tri-but ■. on dit, par exemple, l 'impositiondes tailles, celle du dixieme ou du ving-tième , &c.

Quelquefois par imposition on entendla répartition qui est faite de ces impôtsfur les contribuables. V, Impôt. (A)

Imposition* On se sort de ce «ot

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en Lorraine , ati lien de celui de taille ,pour exprimer les sommes qui se leventfur les stricts pour les besoins de l’état.Les impositions de cette province pourCannée 1748 montent, faus y compren-dre celle du vingtième , à près de deuxmillions neuf cents trente-cinq millelivres au cours de France. La princi-pale imposition est appel lée subvention.C'étoit autrefois lá seule , & elle com-prenoit toutes les charges. Elîe u'elìni réelle, ni personnelle; elle est mixte.Les autres impositions , qui lè répartis-sent sur les mêmes principes que la sub-vention , sont pour la dépense des ponts& chauffées ; la solde de la maréchaus-sée ; les gages & appointemens d’offi-eiers militaires, de judicature , de finan-ce, & pour le supplément du prix desFourrages attx troupes de cavalerie enquartier dans la province. Le roi dePologne, duc de Lorraine & de Bar.,fixe chaque année par des arrêts de sonconseil des finances, la.somme impo-sée fur les deux duchés. La Lorraineen supporte ordinairement les deux tiers,le Barrais le surplus. Ces arrêts sentadressés avec des lettres patentes à !»chambré des comptes de Lorraine & à lachambre des comptes de Bar, lesquel-les en font chacune dans fa province larépartition sor les différentes paroissespu communautés qui en dépendent.Elles adressent à chaque communautéun mandement fort étendu, qúi expli-que les principes & la maniéré deprocéder à la levée des deniers deP imposition , Pexemption qui en est ac-cordée aux nobles, aux ecclésiastiques,&c. Auffi-tôt après la réception dumandement de la chambre des comp-tes , se maire 011 principal officier faitassembler fa communauté , & on élittrais asseyeurs à la pluralité des voix,l’un tiré de la haute classe , un autre dela moyenne classe , le troisième de labasse classe des contribuables. Ces af-seyeiirs font seuls sor les particuliersla répartition de la somme imposée sur1 e corps de la communauté. Le rôlequ’ils en ont formé est remis â deuxcollecteurs choisis & différens des af-seyeurs. Ces collecteurs font la levée &le recouvrement des deniers fans leministère d’huiffiers ou sergens, L por-tent les deniers au receveur particulier