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chez des femmes vaporeuses, des indi-gestions seche's , accompagnées áe gonfle-ment considérable du bas-ventre» dedouleurs de colique très-cruelles, de bor-borygmes énormes, dc convulsions , defievre, se dissiper en deux ou trois joursfans aucun secours médicinal, ou toutîì» plus par celui de quelques lavages , &moyennant la dicte la plus sévere j & n’è-tre terminées par aucune évacuation ab-dominale , mais seulement par la voiede la transpiration & par l’écoulement dequelques urines troubles: & d’un autrecôté des indigestions qui produisent debonne heure le vomifl’emtnt, n’en sontpas moins suivies pour cela des accidensles plus funestes, d'affections convulsi-ves ou loporeuses d'inflammations du bas-ventre, d’une fievre prolongée, & quidevient une seconde maladie susceptiblede tontes les diverses déterminationsvers la poitrine , la tête, les viscères dubas-ventre , & de tous les caractères demaladie humorale, nerveuse, maligne,L?c. Voyez Maladie.
L’indigcftion grave n’a pas , comme onvoit par ce court exposé un caractèreconstant & une marche uniforme, d’aprèsquoi on puifseérablir une méthode cura-tive- générale ; on peut avancer seule-ment que l’administration convenable desboissons aqueuses & des divers évacuens,soit émétiques, soit purgatifs, doit four-nir la base de la euration dans tous lescas.
C’efi un ancien dogme en médecine,de ne pas saigner dans les indigestions ,Jioti plus que pendant l’effet d’un purga-tif, dans leS coliques d’estomac, & dansles coliques intestinales. Les médecinss’en font un peu écartés dans le traite-ment des coliques , vraisemblablementmal - à - propos : l’observation a prouvéque la saignée étoit presque constammentfuneste pendant faction d’un vrai purga-tif. Quelques médecins mettent aujour-d’hui en problème fl on doit saigner dansles indigestions, voy. Journal àe Médecinefévrier 175-9 > & la mode paroít mêmeêtre fur le point de fe décider pour l’affir-mative. Car la pléthore , les érétismes ;l’engorgement da cerveau annoncé par1’assoupifl'ement, le délire, les convul-sions, font des états que la théorie cou-rante a si fort réalisés , & qu’elle a sou-mis ii exclusivement, auísi-bieii que la
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violence de la fievre, à faction victo-rieuse de la saignée , que certes il estdifficile de renoncer à la conséquencepratique qui découle naturellement deses principes. Aussi est il déja écrit qu’ilfaut saigner dans les indigestions . lorsquela fievre est violente , la p!étho;e évi-dente, £?c. voyez Jomnal de Médecineà Vendrait déja cité. Mais j’ose fa, a r.teravec assurance: cette pratique est pros-crite par trop d’événemens m iheureux.Les raisons fur lesquelles on fa appuyé*jusqu’à présent ion t, s’il est permis it’ainsiparler, si rationnelles, & la distinctiondes cas qxi’on a voulu assigner ks uns àl’émétique , les autres à la saignée , cettedistinction sur laquelle on f établit prin-cipalement , constitue une division 11 in-complète , puisqU’on a omis ceux qu’ilsalloit livrer à l’expectation 011 au rien-faire; futilité de la saignée est fi peu ma-nifestée par des faits ; d’ailleurs l’analo-gie des funestes effets de la saignée pen-dant faction réelle ifun purgatif, est Sfrappante; l’ímluctinn plus générale àtirer de ce que l'indigestion e& nn effortcritique très-évident, très-actuel, très-présent , & du trouble dangereux quela saignée a coutume de jetter dans unpareil travail; enfin, le peu de valeurréelle de la saignée en soi, & comme se-cours véritablement curatif; toutes cesconsidérations doivent Faire prévaloirl’ancienne pratique , rêndre la saignéeícrupuleusement prohibée dans f indiges-tion proprement dite, pendant tout letemps où l’on peut raisonnablement soup-çonner faction des afimens non digérésfur Festoulac & fur les intestins. Or nouspensons que dans les indigestions gravesprolongées , cette cause doit être soup-çonnée au - moins pendant trois jours.Quant à leurs fuites proprement dites,c’est-à-dire , ce temps qu’il Faut regardercomme une maladie secondaire 011 subsé-quente , la circonstance d’aVoir été pro-duite ou détèrminéé par une indigestion ,ne paroit point influer sur le caractère decette maladie, de façon à contre-indiquerles secours ordinaires. (i>)
INDIGETE , f. m. & f. littér ., nomque les anciens donnoient à quelques-unsde leurs dieux : fans discuter ici les diffé-rentes opinions des savans fur la signifi-cation & f origine de ce mot, je me con-tenterai de dire , que le sentiment le