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par ce moyen le travail se continue sansinterruption.
L’eau qui a passé de la trempoire dans labvte'ie , se trouve donc imprégnée dusel essentiel de la plante , & d’une huiletenue , intimement liée par la fermen-tation à une terre très subtile, dont l’ag-gregatn n constitue la fécule ou substancebleue que l'on cherche.
II s’agit maint* nant de séparer cetteFécule d’avec le sel , c’est ce que duitopérer le travail qui se fait dans la bat-terie.
On agite donc violemment la teinturecontenue dans cette cuve , en y plon-geant & retirant alternativement lessceaux percés dont on a déjà p -rlé.
C’est ici où la science de l’indigotierpeut se trouvr r en défaut, pour pen qn'ilmanque d’attention ; car s’il cesse troptôt de faire agir les sceaux , il perd beau-coup de la partie colorante qui n’a pasencore été séparée du sel ; L st an con-traiie il continue de faire battre la tein-ture après l’exacte séparation , les par-ties fe rapprocheut , ferment une nou-velle combinaison , & le sel , par faréa ction lur l’hui le tenue & la terre sub-tile , excite une seconde fermentation ,qui altéré la teinture & en noircit la cou-le, r , c’est ce pue les fabriquans appel-le n indigo brûlé.
Polir pi'cveinr ces accidens , l’indigotier observe soigneusement les différensphénomen-s qui se passent dans le travailde la batterie , & a fi n de s’assltrer dupoint exr.ct ife séparation , il prend detemps en temps , avec une tisse d’argentbien propre un peu de la teinture ; il laregarde attentivement , & s’i! s'apper-qoit que les molécules colorées se rassem-blent en fe s-parant du r ste de la li-queur , il fait pro nptemei’t cesser lemouvement des sceaux , pour donner letemps à la fécule bleue de fe pré.ipiterau fond de la cuve , où on la laisse ferasseoir înfqu’à ce que IVau soit tota-lement déféquée & éclaircie j alors on dé-bouche successivement des trous percésà différentes hauteurs , par lesquels cetteeau étant regardée comme inutile, fe ré-pand t n dehors des cuves.
La Fécule bleue qui est restée au fou dde la batterie, ayant acquis la consis-tance d’une boue liquide , on ouvre lesrobinets, & on la fait passer dans le re-jet»? XVIII. Fart. II.
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posoirj c’est dans cette derniere cuvequ’elle fe repose & se dégage encore debeaucoup d’eau superflue ; on la metensuite égouter dans les sacs en for-me de chausses, & quand il ne fiifceplusd’eatt au-tiavers de la toile , celte matiè-re, devenue pi tu épaisse, est vu! iée dansles caissons qu’oo a en foin de dis,toserpar rangs fous le hjogatd ; en les élevantfur des planches à quelque distance daterre.
L'indigo ayant achevé de perdre son hu-midité dans les caissons , est brise parmorceaux , & lorsqu il est suffi.ammentsec, on l’enftrme dans des tonneaux, pourle livrer aux marchands.
II résulte des opérations dont on vientde parler, que Vindigo eu masse n’est au-tre chose qu'une simple fécule précipitée& dégagée du sel qui la tenoit suspendue& errante dans l’cau des cuves; ainsi ladéfinition qu’en donne le P. Labat, dansson voyage aux isles d, l’Amériquel, n’estpas exacte , losqu il dit , page ipz ditpremiir volume , "ue Xinàigo est composédu sel & de la substance de la plaiue. Cen’est pas la feule faute à reprendre danscet auteur.
La mauvaise odeur qui s’exhale des cu-ves , loríqu’el'es font mises en action, faitpérir beaucoup d’ouvriers ; c’est une desprincipales causes de la diminution desindigoteries dans les isles f.anqoifes;peut-être feroit-il possible de rémedier àce danger, en administrant à propos lesel essentiel de la plante que seau entraî-ne avec elle , & que l’on néglige, fauted’en cennoître les propriétés ; c’est auxmédecins qui font dans le pays , à fairefur cela Its observations qu’ils croiront né-cessaires. On peut aisément retirer ce selau moyen de la crystallisation, ou par éva-poration de l’cau jusqu’á siccité, s’il n’estpas de nature à cristalliser.
Les teinturiers emploient l'indigo avecdiff-rentes drogues, pour teindre en bleules étoffes de foie & de lai e.
Préparation de /'indigo pour la teìntursdes toiles aux Indes orientales.
L’ouvrier ayant réduit en poudre unecertaine quantit é à'indigo, la met dansun grand vase dc terre qn'il remplit d’eaufroide; il y joint une quantité propor-tionnée de chaux, réduite pareill-uncnten pouffiere ; ensuite il flaire l’indigo z•pour connaître s’il ns lent point l’aigte,