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tes ; mais qu’cst-ee que cela signifie ? quenous nous rappelions feulement quelquescirconstances d’un fait qui restentisolées,faute u’autres cireonstances dont le sou-venir est iffacé. II en est de même desimages indiflinéies que le sommeil nousprésente , & des objets que nous n’apper-cevons que 'ans un trop grand éloigne-ment. Les figures se séparent ; l'en sem-ble qu’clle, Fnrmoient disparoît, & nousn’en pouvons plus juger: c’est une ma-chine deíaffemblée , L à laquelle il man-que encore des pieces.
INDIVIDU, f. m. , Métaphyfiq ., c’estlin etre dont toutes les déterminationsfont exprimées. Quand il reste des déter-minations à faire dans la notion de l’es-pece , & qu’on les assigne toutes d’uuemaniéré qui ne répugne pas àl’espece,ori parvient à Vindividu ; car l’especc,n’exprimant que les choses communesaux individus, omet les différences quiles distinguent. Indiquez-donc ces diffé-rences , & vous dépeindrez par-là mêmeY individu. L’espece du cheval renfermetout ce qui se trouve dans chaque animalde cette espece , certaine figure , propor-tion de parties ; & ajoutez - y tel poil,tel âge , telle conformation précisémentdéterminée , tel lieu où un cheval setrouve, & vous aurez l’idée d’un indi-vidu de cette espece ; & voilà le vrai prin-cipe d'individuafion , sur lequel les scho-laftiques ont débité tant dechimeres. Cen’eft autre chose qu’une déterminationcomp'ete , de laquelle naît la différencenumérique. Pierre est un homme , Paulest un homme , ils appartiennent à lamême espece; mais ils diffèrent numéri-quement par les différences qui leur fontpropres. L’un est beau , Vautre laid ; l’unsavant. Vautre ignorant, & un tel sujetest un individu suivant Vétymologie, par-ce qu’on ne peut plus le diviser en nou-veaux sujets qui aient une existence réel-lement indépendante de lui. L’affemblagede ses propriétés est tel, que prises en-semble elles ne sauroient convenir qu’àlui. Les scholaffiques expriment les cir-constance* d’où Von peut recueillir cespropriétés par le vers suivant,
Forma, figura , locus , Jlirps , nomen , fa-tria, tempus.
Les différentes subtilités qu’ils propofentlà-dessus ne méritent pas de nous arrê-ter ; il vaut mieux lire le chapitre duTome XVÎIL Part. II.
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Traité de l'entendement humain , où M.Loke examine ce que c’ejft qu’identîté &diversité. Je rapporterai ici une partiede ce qu’il dit liv. II. chas. 27 , v. z.“ 11 est évident que ce qu’on nomme pri. -cipium ìndivìduatìmiis dans les écoles *où Von se tourmente si fort pour savoirce que c’est; il est, dis-je , évident quece principe consiste dans Vexistence mê-me, qui fixe chaque être, de quelqueforte qu’il soit, à un temps particnlLr ;& à un lieu incommunicable à deux êtresde la même espece. . . Supposons, parexemple, un atome, c’est-à-dire uncorps continu fous une surface immua-ble qui existe dans un temps &dans unlieu déterminé. 11 est évident que dansquelque instant de son existence qu’on leconsidéré, il est dans cet instant le mémeavec lui - même ; car étant dans cet ins-tant ce qu’il est effectivement, & lienautre chose , il est le même, L doit con-tinuer d’être tel auísi long temps que sonexistence est continuée ; car pendant toutce temps il fera le même, & non 1111 au-tre. Quant aux créatures vivantes , leuridentité ne dépend pas d une maffe com-posée des mêmes particules, mais dequelque autre chose ; car en elles 1111changement de grandes parties de ma-tière nc donne point d’atteinte à Yidèn-tité. Un chêne qui d’une petite plantedevient un grand arbre , est toujours lemême chêne. Un poulain devenu che-val , tantôt gras, tantôt maigre , esttoujours le même cheval. „ Voy. Iden-tité.
INDIVIS , adj. , Jurifprud ., se ditde quelque chose qui n’eít pas divisée oupartagée; on dit en ce sens un héritageindivis , une succession indivise.
Quelquefois par le terme d’indivis sim-plement on entend l’état d ’indivision danslequel les co-propriétaires jouissent > ondit en ce sens que plusieurs personnesjouissent par indivis, pour dire qu’ilspossèdent en commun.
Indivis est opposé à divis ; lorsqu’imhéritage est partagé, chacun des co-par-tageans jouit à part & divis de fa por-tion.
Pour sortir de l’état d 'indivis , il y adeux voies ; savoir , la licitation & lépartage. Foyez ci-aprìs Licitation &Partage. (A)
INDIVISIBLE, adj., Géométrie t om
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