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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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Les recherches que nons devons à M.de la Lande dans l'on premier volume duvoyage de 1 Itálie, p. r;z , font voir com-bien le font trompés Baudran, la Mar-tiniere , Çellarins & cluvier , en plaçantImiustria à Casai dans le Mon sevra t , ahuit lieues de l’endroit où l’on a décou-vert les ruines de cette ville. (C)

INDUSTRIE, f. f. , Métapkys , Vin-dustrie prise dans un sens métaphysique,est, suivant M. Quesnay, qui me four-nira cet article , une faculté de famé ,dont l’objet rouie sur les produisions &les opérations mcchaniqnes ; qui font lefruit de l’invention , & non pas sim-plement de Limitation , de Padresse &de la routine, comir.e dans les ouvragesordinal!es des artisans.

Quoique Yindujìrie soit fille de i'iiívon-tion , elle diftére du goût & du génie. Lesentiment exquis des beautés & des dé-fauts dans les arts ,-oonstituo le goût. Lavivacité des sent-imens-, la grandeur &la Force de PimaginatioK, Pacti'vité de laconception , font le génie. L’imagi-na-tion tranquille K étendue,-la pénétrationaisée, la conception prompte, donnentViniustrie. Ceux qui sont fort indus-trieux, n’ont pas toujours un goût sûr ,ni lin génie élevé. Je dis plus, des gé-nies ordinaires, des génies-peu propresàr rechercher , à découvrir, à sàisir d'és-ide'es abstraites, peuvent avoir beaucoup’á’indiijbie.

. Ces trois facultés ne portent pas furle même objet. Le goût'dìfcèrise les cho-ses qui doivent exciter des sensationsagréables. Le génie’, par ses-productions -admirables, fournit des-lsensations pi-quantes & imprévues ; mais ces- sortes desensations , que ft>nt.naîïtéctéf#éd-ie ouïegoût , ne font point de Ywdiijlrie. Este' 1n* terni qu’à détíotiivíiré à eípliquêr, àrepresenter les opérations ìliécbaniqSic»de la nature ; à trouver des machiné#utiles ,- ou à en-inventer dé curieuses ®d’intéi estante» par le, mervéltleUx qu’eb-'les présenteront à l’esprit. ' ■’

Les facultés dQ gdût, stií gériiê -&■ deYindujìrie exigent aullì diverá gfeiirèsn dtPlsciences pour en perfectionner PeSPrclcW’Le goût se fortifie par Phabitude, pat :lefc‘réflexions, par l’esprit phrloíôpRiqWjpar le commerce des gens de ;; oût. 5 Qi,‘Or-que le génie soit un pur dtm de la nature ’, 1il s’étend par la ccnnoiíïasee des sujets)-

r n d :

1 qu'il peut peindre , des beautés dant ifpeut lés embellir, des caractère» , des-passions qu’il veut exprimer- ; tout ce quiexcite le mouvement des esprits , Favo-rise, provoque & échauffe le génie. LVh-ctujtfiï doit être dirigée par là sciencedes propriétés de la matière , des loix des-mouvemene simples & composés , desfacilités & des difficultés que les corps,qrli agissent les uns fur les autres peu-vent apporter dans la cmnniunica'ion de.ces mOitv-emens, L 'industrie est Pouvraged’un goût particulier décide pour la mé-chaniqne; & quelquefois de l’étude & dutemps. Presque-toutds les différentes lu-mières de Vìndnjhie font bornées à des'perceptions sensibles, & aux facultésanimales. (DJ.)

Indus urm; ; BMt polit. fis C*r,t~ttíerce -, ce mot signifie deux ciioses -, oule simpletfavaildes mains, ou les inven-tions de l’efprit en machines utiles, re-lativement aux-arts-&aux métiers; IV»-èufiriê' Tcnftrtne tantôt l’une , tantôtIPautre' è ce# deux choses, & souvent'les- réunit tontes les deux.

EÍIe se porte à-la culture des'terres,aux manufactures, & aux arts-, elle fer-tilise tout, & répand partout Pabondan-ce & la- vie : comme 1 les nations destruc-trices font des maux qui durent plusRidelles, les nations industrieuses Font;des biens 1 qui ne finissent pas même avecelles.

En Amérique , la terre y produit na-turellement beau coup de fruits dont on,srf nourrit ; si on latssoif en Europe la.terre’ inculte, il n’y viendi'oiï guère quejdes forêts, dés chênes, des pms, & au-:tVes atbres stériles. Ainsi pdbr faire va--■lêir íà terre eU Europe, il y salloit hcau.-cdnp dé’travaux, d’indttjìriê-, & de con.-:nSf(TariéCs J j car' l’on*vtfit tûtijôhrs mar.,cher d’un pas égal les.besoins , l 'indus-ìít*«v"áP ieè coiuiô'istitìiiiès. "CH’ff pour-jqù'di dSfjïlés étatí 1 éWçqiyêiis,’ l’on doitjeKtrêifiétneht prbtégCry lêunp enfer les:ílaboureurs , les hommes utilement in--jcftilïríetfx'. ' Là ' raison er» r pK évidente }liliwit'skïr&WFeintnt áfansMa 1 fufturc , Sr'ïá\ìit'')n'dkjtti'e', ' multiplie íeï denrées ,

; lés- ittateh'áWdises ; '€f • attîr'è' daiîs PétasîPargení qui est fé signe- de leurs éva-iluàéìdês,’' ’• '■ j ' '

> Csift une vérité tisée qu’i! e’fl? presque'îhonfeiftí de répétêr s mais dan$ certains