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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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pays ; il y a des gens qui éludent les ex-pédiens qu’on leur donne pour la Fairefructifier, & sacrifient constamment lesprincipes de cette elpcce , aux préjugésqui les dominent. Ils ignorent que lesgènes imposées à f industrie, la détruisententièrement; &qu’au contraire, les ef-forts d« l'in&njtírie qu’on encourage , lafont prospérer merveilleusement parl’é-mulation & le profit qui eu résulte. Rienloin de mettre des impôts fur l'industrie ,il Faut donner des gratifications à ceux 'qui auront le mieux cultivé leurs champs,& aux ouvriers qui auront porté plusloin le mérite de leurs ouvrages. Per-sonne n’iguere combien cette pratique aïéuffî dans les trois royaumes de la gran-de Bretagne. On a établi de nus jours parcette feule voie en Irlande , une des plusimportantes manufactmes de toile quisoit en Europe.

Comme la consommation des marchan-dises augmente par le bon marché du prixde la main-d'œuvre , L'industrie influe furJe prix de cotte main-d'œuvre, tontesles fo>s qu’etJe peut diminuer ie travail ,ou le u onbee des mains employées. Telest l’effet des moulins à eau , des moulinsà vent , des métiers, & de tant d’autresmachines, fruit d’une industrie précieu-se. On en peut citer pour exemple lesmachines inventées par M. de Vauean-fon, celle à mouliner les foies connueen Angleterre depuis vingt ans, les mou-lins à filer les planches, par lesquels fousl’ini’pection d’un seul homme, & lemoyen d "u u seul axe, on travaille dansune heure de vent favorable , jusqu’à'quatre-vingt planches de trois toises delong; les métiers de rubans i plusieursnavettes, ont encore mille avantages ;mais toutes ces choses font fi connues,qu’il est inutile de nous y étendre. M.Melon a dit très-bien, que faire avecun homme, parle secours des machinesde l'industrie , ce qu’on feroitsans ellesavec deux otí trois hommes, c’eft doit-,hier , ou tripler le nombre des citoyens.

Les occasions ,Remploi pour les manu-facturiers , ne connoissent des bornesque ceiies de la consommation; la con-sommation n’en reqoit que du prix du.travail. Donc ia nation qui possédera lamain-d’œuvre au meilleur maifçhé, &dont les négocia n s se contenteront dugain ie- pkis- modéré , fera le commente

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le plus lucratif, toutes circonstances égq-les. Tel est le pouvoir de l'industrie, lorsqu’en même temps les voies du commerceintérieur & extérieur font libres. Alorselle fait ouvrir à la consommation desmarchés nouveaux , & force mêmsfejiltrée de ceux qui lui font fermés.

(lu’on ne vienne pins objecter contrefutilité des inventions de Viniustrie’ )que toute machine qui diminue la. main-d’œuvre de moitié; ôte à Tinstaut à lfmoitié des ouvriers du . métier , lesmoyens de subsister: que les ouvrier;fims emploi deviendront plutôt d.e.s jren-dians à charge à l’état, que d’apprendreun autre métier; que la. conscmnjítio.qa des bornes; de forte qu’en la suppo-sant même augmentée du double , p»jla ressource que nous vantons-tant , ellediminuera dès que l’étranger se fera pro-curé des machines pareilles aux nôtres ;enfin, qu’il ne restera au pays inventeuraucun avantage de í'es inventions' d'i»-duftric.

Le caractère de pareilles objections estd’être dénuées de bon sens & de lumières;elles ressemblent à celles que les batelier;de la Tamise allégnoient contré la confirtraction du pont de Westminster. N’ont-ils pas trouvé Ci-s bateliers , de quoi >,'oc-cuper , tandis que la constftìstlûïi’ íîitpont dont ils’agît , répamloit de nouvel-les commodités dans la ville de Londres?Vaut-il pas mieux prévenir l'industrie desautres peuples à Te servir de machines,que d'attendre qu’ils nous forcent à enadopter l’ufagé , pour nous conserver laconcurrence dans les mémes marbhés?Le profit le plus fur fera toujours potirla nation qui aura été !a première indus-trieuse ; & toutes choses égales, la na-tion dofítliindustrie fera la plsts libre, fier»la plus industrieuse, , ,

Nous ne voulons pas néanmoins, dé-sapprouver le. foin qu’oh aura, datjs -tingouvernement. d,e 'préparer avec quelqueprudence fartage de S machin es in dnstrieq-ses, capables de taire subitement uatrop grand'tort dans les prófeffipns'.quiemploient ses.hommes; cepèriisiiit cetteprudence même n’èst nécessaire qué dansí’etat de gène, premier vice qu’il fanscommencer par ds ti u ire. D’ailieuts, soitdécouragement d’-inventibn , soit progrèsdans les arts, Vindustrie semblé' être par-venu*- «u geint ,• que ft» gfadtéíoasTontKr i