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eu plusieurs exemples de Femmes p en-1dues pour avoir tué leurs enfans. f r oy.Enfant & Exposition d’Enfant,
L Suppression de Part. (A)
Infanticide, Méd. leg. On ap-pelle infanticide la mort violente & mé-ditée ri’nn entant né vivant, ou prêt ànaître.
Ce délit considéré dans le sens !e plusgénéral, s’étend fur l’embryon & le fœ-tus encore renfermés dans la matrice, &conséquemment tout ce qui a rapport auxavoremens par cause violente appartientà l 'infanticide considéré sous ce point devue ; mais détendue de la matière & facomplication m’ont déterminé àn’appel-ler de ce nom que l’attentat Fait Fur lavie d’un enfant à terme, né ou prêt ànaître.
Cet attentat différé de l’homieide pro-prement dit en ce qu'outre le genre decuises que des meres dénaturées, ou desscélérats, peuvent mettre en usage poliréter la vie à ces foibles victimes, la feuleomission ou la négligence des secours né-cessaires peut également leur doíiner lamort.
Le crime est le même dans ces deuxcas , si !a mauvaise volonté est démon-trée ; plusieurs circonstances néanmoinsen diminuent l’atrocité dans le secondcas principalement, & c’cst ce qu’il im-porte beaucoup de distinguer.
Le malheureux empire du préjugé quinom aveugle sur la nature des vices,mous exageretons ceux qu’il est impoffi-b’e de couvrir du manteau de la vertu.Nous réservons l’infamie à la foi blesse•d'u n moment, & nous punissons avec láderniere rigueur les tristes effets que 1acrainte de cette infamie produit fur desâmes foibles pour la plupart, qui ne fontcriminelles que pour être trop vivementfrappées de la perte de leur honneur. Lecri de la nature n’est pas étouffé dans cesmeres criminelles & malheureuses tout-à-la fois, mais la force est affaiblie parila crainte de l’opprobre qui les attend :doit-on s’étonner que ce mal, dont peusupportent l’idée , l’emporte sur ia pitiéqu’excite un enfant incapable de sentir'la perte de ia vie, lorsqti’elles sont sou-tenues par l’espoir de {'impunité & d usecret ? ’
La justice civile est pár-tout occupéedes moyens de découvrir le crime & ses j
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auteurs ; on donne , pour ainsi dire , tatorture aux esprits dans Ia vue de ne lais-ser aucun nuage qui le cache ,, les méde-cins font consultés , les expériences en-couragées, les loix multipliées , les pu-nitions fréquentes, on n’oublie que lesprécautions justement nécessaires pourles prévenir. Je pourrois me dispenserd’entrer dans un détail odieux pour toatlecteur sensible , humiliant pour l’hu-manité, & qui cuire beaucoup à moncoeur, si l’on eut écouté les vœux detantd’hommes illustres (l’ami de r hom-mes , fauteur du traité des délits & despeines) les établissemens qu’ils ont pro-posés n’ont rien de chimérique, l’exá-cution en est Facile & les effets très-avantageux. Tant d'autres projets bienmoins importans & plus dispendieux ontété mis en exécution ; mais je tai< que lacause publique n’a presque jamais l'acti-vité requise pour persuader tant qu'elleest isolée ; trop d’intéréfs particuliers I*croisent, & tous les ressorts font lâchesou épuisés lorfqn’il n’est question que dllbien général.
Je vais donc remplir ma pénible lâche,en faisant des vœux pourqu’eìle soit mi-se un jour au rang des coniioissances su-perflues que le défaut A'emploi fait ou-blier. II me suffit de dire avec un auteurami de l’humanité , qu on ne peut appcHerprécisément juste ou nécejsaire lu punitiond'un crime , tant que la loi n'a pas em-ployé pour le prévenir ks meilleurs moyenspojjibles. Dei deliti e delle pene.
Toute femme enceinte qui cache fagroflesse devient suspecte, & les loix obli-gent les filles qtii ne font pas mariées dela déclarer. II est pourtant des subter-fuges dont le crime fe sert pour se mas-quer , quelquefois même il est des 'cir-constances qui le rendent moins punis-sable.
Quelques auteurs ont prétendu qtiîàraison de l’incertitude des signes de gros-sesse, une Femme enceinte pouvoit igno-rer son état, sur - tout si cette grossessen’aveit pas été précédée par d’autres q8ipuissent lui donner quelque expérience.
Je conviens que la suppression des ré-glés ne constitue pas la grossesse assez spé-cialement pour qu’on ne puisse l’âttribudrs quelqu’autre cause ; l’enfltue où l’élé-vaíion du ventre, principalement veêsla région de la matrice, .peiit encore.dlí-