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pendre du sang ou des sérosités épanchéesdans la cavité de ce viscère, il peut yavoir des hydatides considérables placéesdans cette cavitéoti vers les ligamens lar-ges & les ovaires, comme on en trouveassez communément, le mésentère peutêtre sqnirrheux , il peut y avoir ascite.Lesmonvemens del’eufant peuvent êtred’ailleurs si imperceptibles , qn'il soitaisé de les confondre avec les borboryg-mes, Toutes ces possibilités ne suffisentpas cependant pour excuser une Femmequi porte à terme un enfant vigoureux& bien formé, elle peut être novice aupoint de se méprendre dans Ics commen-cement de sa grossesse, sur tout si son ;éducation & sa maniéré de vivre l’ont jmise hors de portée de s’instruire des par- ]ticularités du sexe ; quelques circonstan- |ces bien rares fans doute peuvent encorecontribuer à perpétuer cette ignorance(Jt doyiniens , vel convulsa , vel tenmlen-tacomprimatur ; ) mais une femme qui asoufert le commerce d’un homme, quiselon toutes les probabilités , savoitqu’elle étoit dans le cas de devenir me-re , qui s’eft apperçue du changementsuccessif de son état , qui a vu enfin sonsein se gonfler & le lait s'éehapper par lesmamelles, une pareille femme , dis-je,ne peut être soupçonnée par aucun pré-texte d’avoir ignoré sa grossesse, si lefoetus est parvenu vers son ternie & s’ilest du volume ordinaire. Les conforma-tions extraordinaires du fœtus ne font uneallégation légitime qu'autant qu’il est pe-tit , infirme, exténué , & la mere valétu-dinaire on malade.
L’accouchement est - il assez promptpour qu’une femme n'ait pas le temps des’ap percevoir qu’elle va enfanter & deprendre les précautions nécessaires?
Cette question est encore liée auxmoyens d’excufer l’ infanticide ; plusieursobservations prouvent qu’il est des fem-mes assez heureusement conformées pourque l’enfant s’échappe avec facilité dansles premières douleurs. Harvée, Bar-tholin, le crédule Schenckius, Fechlin& plusieurs autres en rapportent desexemples j j’ai vu dans un hôpital unefemme qui sentant les premieres angois-ses de l'accouchement, s’imagina qn’el-lesdépendoientd’une cause différente , &fe leva pour aller à la selle , elle ne futdésabusée que lorsque l’enfant fut à de-
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mi sorti, & l’on fut heureusement assertprompt pour le retirer & en prévenir lachiite.
Si c’estune premiere grossesse, il pa-roît difficile d’imaginer que la dilatationdes parties fe fasse avec cette rapidité : onfait que les premiers acconchemens sontbeaucoup plus Laborieux que les fui vans,& presque toujours ils font précédés parde vives attaques qui laissent des inter-valles. 11 n’est pourtant pas impossibleq ne , par des exceptions qui fans êtrecommunes ne laissent pas d’avoir lieu,une jeune femme accouche la premierefois avec la facilité qu’on observe danscelles qui ont fait beaucoup d’enfans. Lanature n’est pas uniforme dans ses procé-dés ; dans un corps robuste, dont les par-ties sont avantageusement conformées ,la dilatation est pour l'ordinaire facile &prompte.
Une femmequivientd’accoucher peut-elle être censée hors d’état de prendre lesprécautions absolument nécessaires pourconserver la vie de son enfant ?
Cette troisième question , dont les me.res dénaturées fe servent souvent pourpallier leur mauvaise Foi, ne peut avoirlieu que parle concours de quelques cir-constances : il faut qu’une femme fe trou-ve feule ou hors de portée de tout secours,qu’elle soit saisie subitement par le tra-vail de l’accouchement ; & pour rendrel’excufe plus plausible; il faut encorequ’elle soit incertaine sur le temps de fagrossesse, ou qu’elle l’ignore, ou bienque par défaut d’expérience elle n'aitpoint connoissance du temps de l’accou-chement & des dangers qui en résultent.Ce concours supposé, il paroít encore très-difficile de croire qu’une mere bien inten-tionnée soit réduite au point d'a b an don-ner son enfant après savoir mis au mon-de, & de le laisser périr d'hémorrhagie ,de froid , par une chûte ou toute autrecause semblable.
11 arrive quelquefois que l’accouche-ment est accompagné de pertes excessi-ves, de syncopes, de convulsions quiprécédent même l’instant de la sortie d*l’enfant ; ces accidens persévérant encoreaprès l’accouchement, il est clair que lamere ne jouit point de ses sens ; elle peutêtre dans l’impoffibilité de prendre unesituation favorable qui prévienne,la chû-te de l’enfant sotfqu’il fera sorti de la ma»