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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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q'ii se trouve entre les idées moyennes,«tans chaque degré de la déduction d'unraisonnement. Lesprit par-là vient à dé-couv.ir la convenance , on la disconve-nance certaine de Jeux idées;ou bien ilvient à voir simplement leur connexionprobable.

Inférer , n’est donc autre chose quedéduire une proDosition comme vérita-ble, en vertu ri'une proposition qu’on adéjà donnée comme véritable. Par exem-ple, supposons avec Locke qu’on avancecette proposition , “ les hommes serontpunis gu récompensés dans l'autre mon-de que de-là on veuille en inférer ;donc les íiomnm peuvent se déterminereux-memes dans leurs actions. La ques-tion est de savoir st l’esprit a bien ou malfait cette inférence ; s’il I’a faite en trou-vant des idées moyennes, & en considé-rant leur connexion dans leur véritableordre, il a tué une juste conséquence;s’il l a faite dans une telle vue , loin d’a-vo.r tiré une conséquence fondée en rai-son , il a montré seulement le désir qu’ilavoitquMíe le fût, ou qu’on la reçût encette qualité.

L’actt d 'inférer est un des plus beauxapanage* de la faculté raisonnable, quandelle tire des conséquences par la feuleperception de la connexion des idées;mais l’esprit est si fort porté à tirer desconséquences, soit par le violent désirqu'il a d’étendre ses lumières, ou par legrand penchant qui l’entraîne à favori-ser les sentiment qu’il a une fois adoptés ,que d’oriiinaire il se hâte A'inférer avantque d’avoir apperçu la connexion desidées qui doivent lier ensemble les deuxextrêmes. ( D. J. )

1NFERIJE , 1. f., Littérat. , motlatin consacré , qu'on ne peut rendre enFrançois que par une longue périphrase.

Les inscrits étoient ries sacrifices ouoffrandes que les anciens faifoient pourles morts, fur leurs tombeaux,

A la coutume barbare d’immoler en sa-crifice des prisonniers de guerre fur latombe des grands capitaines, comme fitAchille fur celle de Patrocle, succédal’usage chtz les Romains , de faire bat-tre des gladiateurs autour du bûcher enl’honneur du défunt, L ces victimes hu-maines se nommoient inscrite.

On appelloit du méme nom le sacri-fice des animaux pour les morts. On

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égorgeait une bête noire, on répandaitson sang sur la tombe ; on y versait descoupes de vin & de lait chaud ; on y jet-toit des fleurs de pavots rouges ; on finis-sait cette cérémonie par saluer & par in-voquer les manès du défunt. VoyezServius fur Virgile.

Enfin, si l’on ne répandait que du vinfur la tombe, le vin destixé à cet usages’appelloit aulsi inferium vintim. (D. J.)

INFÉRIEUR. Gramm. , est opposéà supérieur. Voyez SUPERIEUR.

Mâchoire inférieure. Voy. MACHOI-RE. Oblique inférieur. Voy. Oblique.Dentelé inférieur. Voyez DentelÉ.Sous capillaire inférieur .. Voy. SouS-Ca-pulaiee. Abaisseur de la mâchoire infé-rieure. V. Abaisseur. Relevetir de lalevre inférieure. V. KelEVEUR.

INFERIEURE , Mer , Géog , inst-ruite mxre. Les Romains voyant l’Italieentourée de la mer, excepté du côté desAlpes, distinguèrent cette mer par rap-port à leur pays, en supérieure & en ìn-fírieirre ; ils appellerent inferum marecelle qui bat les côtes occidentales dcleur presqu’île , & fuperum mare , cellequi en lave i autre côté. La mer infé-rieure s’étendoit depuis la mer Ligufti-que, c’est-à-dire depuis la côte de Gê-nes juíqu’à la Sicile ; c’eft la même merque quelques Grecs appelloient méridio-nale , & tvrrhénienne.

Cette distinction en a produit une an-tre que les Latins ont employée pour lesarbres qui croissent fur les montagnesde l’Apennin ; car comme cette chaînede montagnes partage l’Italie en deux dunord au lil.l, de forte qu’un des côtésde l’Apennin envoie ses rivières Jans lamer supérieure , & l’autre les siennes dansla mer inférieure , & qu’en même tempsi! porte Ju bots à bâtir, ils ont d stinguéles arbres qui croissent du côté de lamer Adriatique , par I; m m ìefupernai,fe ceux qui croissent du côté de la mer deToscane , par le nom A'infernas. Pline ,lib. XVI. cap. xix. dit que le sapin de cedernier côté étoit préféré à celui de l’ali-tre cô-é ; Ro<nts ìnfernas aiies supematipriefertur. Vitruve, lib. II. cap. x. em-ploie la méme expression & dit : infer-nates qu* ex apricis locis adportantur ,meliores fient quàm qute ab opacis de Ju-pernatihtn advehuntur. (D /. )

IXF ERI U M , s. m. , tìist. auc.