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entre la langue grecque &h nôtre , c’estque d’une part Vinfinitif est souvent ac-compagné de l’article, & que de l’nutrei| n’est que bien rarementemployé avecTartide, Cette diffe'reiice tient à celle desprocèdes des deux langues en ce qui con-cerne les noms.
Nous ne faisons usage de Particle quepour déterminer retendue de la significa-tion d’un nom appeilatiF , soit an lensspécifique, soit au sens individuel ; ainsiquand nous disons les hommes font'mar-tels , le nom appeilatiF homme eiVdéter-miné au sens specifique ; & quand nousdisons le roi est; juste s le nom appellatifroi est déterminé au sens individuel. Ja-mais nous n’employons l’article avantles noms propres, parce que le sens enest de soi-même individuel , peut-êtreest-ce par une raison contraire que nousne l’emp!oyons pas avant les infinitifs,précisément parce que le sens en esttou/ours spécifique , MENTIR est uncrime , c’est-à-dire , tous ceux qui mententcommettent un crime , ou tout mensongeest un crime.
Les grecs , au contraire , qui em-ploient souvent l’article par emphase,même avant les propres ( Voyez luméth.gr.de P. R. liv. Vlll.jv.'), font dansle cas d’en user de même avant les infi-nitifs. D’ailleurs Pinversion autoriséedans cette langue , à cause des cas qui ysont admis , exige quelquefois que lesrapports de ['infinitifs Tordre analytiquey soient caractérisés d’une manière nonéquivoque : les cas de l’artîcle attaché àl ’infinitif font alors les seuls lignes quel’on puisse employer pour cette désigna-tion. Nous, au contraire, qui suivonsl’ordre analytique , ou qui ne nous enécartons pas de maniéré à le perdre devue , le secours des inflexions nous estInutile, & l’article au surplus n’y sup-pléerait pas , quoi qu’en disent la plupartdes grammairiens , nous ne marquonsTordre analytique que par le rang desmots ; & les rapports analytiques , quepar les prépositions.
La langue latine qni , en admettantaussi Pinversion . n’avoit pas le secoursd’un article déclinable pour marquer lesrelations de ['infinitif à l’ordre analyti-que . avoir pris le parti d’assujettir ceverbe nom aux mêmes métamorphosesque les autres noms , & de lui donner
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des cas. II est prouvé ( article Géron-dif ) qne les géiondifs font de verka-bles cas de T infinitif-, & ( article Supin )qu'il en est de même des supins : ct iesanciens grammairiens défignoient indis-tinctement ces deux sortes d’inflexk-nsverbales par les noms de gcruudia , per-ticipuiin & fupiua i (Pristian . lih. rIII.de modis. ) Ce qui piuiive qnc les unscomme les autres tenoient la place de['infinitif ordinaire , & qu’ils enétoientde véritables cas.
Vinfinitif proprement dit sc trouvenéanmoins dans les auteurs , employélui-métne pour différées cas. Au nomi-natif : virtus est vìtium FUGERE (Hor.)c’eft à-dire , FUGERE vitium ou sagavitìi est virtus. Au génitif : teir.pus e/ljuin hìnc AKIKE me, pour mœ hinc ahi-tionis ( Cie. Tufcni. I. j A l’accnsatif :non tenti en:o p (EN ITERE ( Plant. ) pourpecnìtcntinm ; c’est ic complément à'cnio :introiit videre , (Ter. J pour mi VI-OLÉE , de même que Lucrèce dit : udS E D A RE Jìtim fluvii fòntesque vocabtmt ;c’est donc !e complément d’nne préposi-tion. A Palliatif : audito regem in Sici-liam TFNDRRF. ( Saillit. Jugurth. ) , oùil est évident qa’audito est en rapport &en concordance avec tendere qui tientlieu par conséquent d’un ablatif. Onpourroit prouver chacun de ces cas parnne infinité d’exemples : Sanctius en arecueilli un grand nombre que Ton peutconsulter ( Minerv. III. vj. ) Je mecontenterai d’en ajouter un plus frap-pant tiré de Cicéron j ( ad Artic. XIII.-8*) Qttam turpis est ajsentatio, c'wnVIVERE ipsum turpefit nobis ! II est clairqu il en est ici de vivere comme d'ctjfcn-tntio, l’un est sujet dans le premier mem-bre , l’autre est sujet dans le 'féconds;Ton est Féminin , í’autre est neutre ;tous deux tont noms.
II. Une autre conséquence importantede Tindéclinahilité de l 'infinitif , c’éstqn’il est faux -me, dans Tordre analytiqueiì ait un sujet, que Tu sage de la languelatine met à Taeniatif. C’est pourtant ladoctrine commune des grammairiens lesplus célébrés ct les plus philosophes, SiM. duMarfais Ta enseignée dansl’Ëncy-dopédte même, d’aprè» la méthode latinede P. R. Voyez Accusatif & Cons-truction. C’est que ces grands hom-mes n’avoient pas encore pris , de la na-