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nom: unde & tiomen accepit INFINITI-VI , quoi nec p ersonas nec numéros définit.Cette étymologie a été adoptée depuispar Voisins Çanalog. 1 IT. 8. ); & e!leparaît assez raisonnable pour être reçuede tons les grammairiens. Mais ne nouscontentons pas d'un Fait qui constate laforme extérieure de l 'infinitif, ce l'eroitproprement nous en tenir à l’écorce deschoses: pénétrons, s’il est possible , dansl’intériem' même.
Les inflexions numériques & les per-sonnelles ont, dans les modes où ellessont admises , une distinction connue >c’est de mettre le verbe , fous ces aspects,en concordance avec le su j t dont ilénonce un jugement. Cette concordancesuppose identité, entre ie sujet détermi-né avec lequel s’accorde le verbe, & lesujet vague présenté par le verbe fousl’idée de l’existcnce (voyez Identité);& cette concordance désigne l’applica-tion d n sens vague du verbe au sens pré-cis dn sujet.
Si donc Vinfinìtif ne reçoit dans au-cune langue ni inflexions numériques,ni inflexions personnelles, c’est qu’il estdans la nature de ce mode de n’être ja-mais appliqué à un sujet précis & déter-miné. & de conserver invariablement lasignification générale & originelle dúverbe. II n’y a plus qu’à suivre le coursdes conséquences qui sortent naturelle-ment de cette vérité.
I. Le principal usage du verbe est deservir à l’exprcflìon du jugement inté-rieur , qui est la perception de l’existenced’un sujet dans notre esprit sous tel outel attribut ( s’Gravesande , Introd. à laphilos. II. vij. ) ; ainsi le verbe ne peutexprimer le jugement qu’autant qu’il estappliqué su sujet universel ou particulier,ou individuel, qui existe dans l’ssprit,c'est-à-dire à un sujet déterminé. II n’ya donc que les modes personnels du verbequi puissent constituer la proposition : &Je mode infinitif, ne pouvant par fa na-ture être appliqué á aucun sujet déter-miné , ne peut énoncer un jugement,pareeque tout jugement suppose un sujetdéterminé. Les usages des langues nousapprennent que \'infinitif 11e fait dans laproposition que l’ofticice du nom. L idéeabstraite tle l'exi’tence intellectuelle fauslin attribut, est la feule idée détermina-tive du sujet vague présenté par Vìrfir.i-
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ti/i & cette idée abstraite devenant laseule que l’esprit y considéré, est en quel-que maniéré l'idéed’une nature communeà tous les individus auxquels elle peutconvenir, f. Nom.
Dans les langues modernes de l’Eu-rope , cette espece de nom est employéecomme les autres noms abstraits, & sertde la même maniéré & aux mêmes fias.i°. Nous l’einpla^ons comme sujet ougrammatical, ou logique. Nous disons,MENTIR est un crime , de même que lemensonge eft un crime , sujet logique ;FERMER les yeux aux preuves éclatantesdu christianisme est une extravagance in-concevable , de même que F aveuglementvolontaire sur les preuves , &c. ici fermesn’est qu’un sujet grammatical $ fermerles yeux aux preuves éclatantes du christia-nisme , est le sujet logique. í". Vinfinitifest quelquefois complément objectif d’imverbe relatif : l'honnête homme ne sait patMENTIR , comme ! honnête homme necennoìt pas le mensonge, q 3 . 11 est sou-vent lr complément logique ou gramma-tical d’une préposition : la honte de men-tis , comme la turpitude du mensongeisujet à DEBITER des fables , comme su-jet à la fievre ; fan S DFGUISER la vérité,comme sans déguisement, Sic.
Quoique la langue grecque ait donnédes cas aux autres noms, elle n’a pour-tant point assujetti ses infinitifs à ce genred’inflexion ; mais les rapports à l’ordreanalytique que les cas désignent dans lesautres noms, font indiqués pour i'infini-tif pat les cas de l’article neutre dont ilest accompagné, de même que tout autrenom neutre de la même langue , ainsi lesgrecs disent au nominatif & à l’accusa-tif ri eu %£o- 7 xi ( le prier ), comme ils di-roient » iv %n , precutio ou rr.v lù %r..t,precationem (!a prière) ; ils disent au gé-nitif rev iô xmxi ( du prier ) , & au datifrai kò xevro» ( au prière ) , comme ils dr-ruientrtTçeà %r,tprecationis (de la priera)& Tx sc xìi, precatìoni ( à la prière). Enconséquence Yìnfinitìf grec ainsi déclinéest employé comme sujet ou comme ré-gime cî’un verbe, ou comme complé-ment d’une préposition; les exemple*en sont si Fréquens dans les bons auteurs ,que le manuel des grammairiens ( Traitéde lasynt. gr. eb.j.rtgj. 4. ) donne cettepratique comme un usage élégant,i D a différence qu'il y a donc à cet égard,
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