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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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douleurs les plus vives , émonffent &assoupissent, pour ainsi dire , la sensibi-lité, diminuent le mouvement des artè-res , qui en est une fuite & par consé-quent la vie de la partie ; auísi n’est-ilpas rare de voir des inflammations termi-nées en gangrené par s u sage hors de pro-pos de ces médicamens. Ce que nous ve-nons de dire peut aussi s'appliquer à quel-ques préparations du piouih, dontl’effítest merveilleux dans les mêmes cas où cesremedes conviennent j mais si on les ap-plique indifféremment à toutes les in-flammations , à la manier* des charlatansou des enthousiastes, ils produisent sou-vent de très-pernicieux effets. J'ai vu ,par exemple, une ophtalmie très-Iégereaugmenter considérablement par l’appli-cation de la liqueur de saturne, le ma-lade courait risque de perdre l’œil si l'onji’avoit ôté bientôt cet excellent topique ,Je ne saurois cependant croire que ce re-in ede ogiffe en répereuffif, comme on lepense communément, fondé sur ses suc-cès heureux dans les inflammations érési-pélateuse? : je me fuis convaincu du con-traire dans la guérison d’unc gale quej'opérai par ce feu! remede ; je vis avecétonnement que par l’application de laliqueur de saturne , 1 es pustules, loin derentrer, sortirent plus abondamment, &se multiplièrent beaucoup ; après quel-ques jours d’éruption , elles séchèrent.

Les résolutifs. ’Je u'entends pas ici parrésolutifs cette Foule de médicamens dedifférente efpcce, quoique compris fousle même nom & la méme classe qui ,soit en ramollissant, soit en stimulant,soit en calmant les douleurs , peuventconcourir à la résolution d’une inflam-mation. Je n'appelle de ce nom que ceuxqui passent pour avoir la vertu de diviserle sang épaissi, engagé, & de le fairepalier par les extrémités des petits vais-seaux , & qui dans le vrai ne font queresserrer, agacer, & stimuler les vais-seaux. Leur prétendue action fur le sangn’estrieu moins que suffisamment prou-vée ; il n’y a que le mercure, & peut-être le plomb , dans qui cette propriétésoit réelle ou du moins constatée d’unemaniéré satisfaisante , ainsi c’est en agis-sant simplement sur les vaisseaux que lesremedes dont il est ici question concou-rent à la.réíointion ; cette terminaisonétant principalement opérée par les ofeil-

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lations des vaisseaux & le mouvementintestin du sang; on voit par là q ne lesrésolutifs feront tiès-appropriés dans lescas oìi les symptômes de Y inflammationne font pas violtns, où il faudra aug-menter le ton des vaisseaux relâchés ,ranimer le mouvement des humeurs en-gourdies. Dans les érésipelcs œdéma-teux , par exemple, leur principalusage est fur la fin des inflammations ,pour aider une résolution qui s’operelentement; & il faut pour les employéeen fureté , que Ja résolution commenceà fe faire, on plutôt qu’eile soit à demifaite. La précipitation à cet égard est tou-jours nuisible ; si Y inflammation étoittrop considérable , la tumeur dure ,l’obstruction trop forte, leur applica-tion ne ponrroit qu’ètre ti ès-pernicieuse.II en est de même à plus forte raison desréperculsiFs, qui ne diffèrent des réso-lutifs que par le degré d adstriction plusfort; ils fortifient, resserrent, & cris-pent davantage les vaisseaux. Appliquésà contre-temps, ils font plus sûrementdégénérer Yinflammation en gangrené ;ils doivent être bannis de l’usage danstoutes les inflammations qui dépendentde quelque cause interne ; ils risqué-roient d’oecasionner quelque transportou métastale dangereuse ; mais dans lesinflammations occasionnées par quelquecause extérieure , ils produisent de tres-sions effets, si on les applique de bonneheure; le retardement ponrroit avoir desincouvéuiens fâcheux ; dans les brûliï-res, l’esprit-de-vin , un des forts réper-euffifs appliqué dès le commencement ,est regardé comme spécifique, lis ont lapropriété singulière & très-remarquablede prévenir les inflammations qii'nn asujet de craindre à la suite d’une chiite,d une luxation , d’une foulure , &c. Onse trouve très-bien rie plonger tout defuite, après quelqu’un de ces accidens,la partie affectée dans de l’eati bien froi-de, ou de seiprit-de-vin. En général cesremedes réussiront mieux dans les inflam-mations érésipélateules, que dans lesph.cgmons ; mais leur succès dépendtoujours de la promptitude de l’applica-tion.

Suppuratifs, II y a différons remedesconnus sous le nom de suppuratifs , mit-turatifs ; parue qu’accidentellemeiit &dans quelques cas particuliers, ils ont