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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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accéléré ou Favorisé la suppuration ; maisà proprement parier > íl n’v a point deVrai fuppuratif j la suppuration est unevéritable coction, ouvrage de la nature,c’est-à-dire, du mouvement du sang &de faction des vaisseaux. Ainsi tout re-mède , eu égard aux conditions où setrouveroient le sang & les vaisseaux ,peut devenir fuppuratif & cesser de l’ê-tre. On observe cependant que l’applica-tion de certains médicamens est assezconstamment suivie de cet effets mais ilparoît que c’est plutôt à la forme du re-mede lui-uiême , qu’il doit être attribué.C’est lorsque ces remedes font disposés enforme d’ongu-ns, cataplasmes, emplâ-tres, & par íà rendus très-propres à inter-cepter la transpiration, accélérer en con-séquence le mouvement intestin , & aug-menter ^engorgement qu’ils peuvent Fai-re tourner à la suppuration une inflam-mation qui sans ce'a peut-être se rés>u-droit. Ainsi ces remedes conviendrontdans les inflammations critiques, pesti-lentielles , dans celles qui font produites& entretenues par un virus ou quelqu’au-tre cause interne, ils font plus appro-priés aux phlegmons , fur-tout dans letemps qu’ils s’élevent en pointe , & queles douleurs & les batte m eus y aboutis-sent, & y sont plus sensibles j signes d’u-ne suppuration prochaine.

Les unti-gangreneux. Orra donné le nomS anti - gangreneux, ou anti -septiques ,à des médicamens qu’on a cru capablesde prévenir la gangrené , de la guérir,ou d’en arrêter les progrès. Ces reme-des ne font que des résolutifs très-éner-giques, dont l'esset se réduit à releveravec plus ou moins d’activité le ton , &augmenter le mouvement des vaisseaux.Presque toutes les inflammations qui dé-génèrent en gangrené tendent à cette ter,minaison à cause de l’exceffive irritabili-té , de la raideur, & de la tension tropconsidérable des vaisseaux qui les empê-chent de réagir & de modérer le mouve-ment intestin du sang: ainsi l'idée d’em-ployer les stimulans anti - gangreneux ,dans la vue de prévenir la gangrène , estUne idée purement théorique, & quin’est d’accord avec la pratique que dansquelques cas particuliers très-rares d’in-flammution , où le mouvement du sangralíenti joint à un trop grand relâche-ment , à une espece d’insensibilité , fait

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craindre la gangrené. Si elle est déja com-mencée , que la partie soit un peu ramol-lie, la sensibilité émoussée, L les vais-seaux flétris & relâchés, on peut en furetéles ranimer par les spiritueux roboransanti septiques; le plus sûr, ou pour mieuxdire , le seul secours propre à prévenir lagangrené, qui est auftì très propre à enarrêter les progrès, consiste dans les sca-rifications.

Supplément à l'anick préciient.

Dans inflammation qui arrive au corpsanimal, il faut que le sang se porie avecplus de vitesse dans la partie enflammée :il faut que cette partie en reqoive uneplus grande partie dans un temps don-né , & que le retour de ce sang ne sefasse pas avec la même facilité par lesveim-s.

II ne suffit pas pour faire naître uneinflammation , que l’artere soit obstruée.M. de Sauvages a fort bien remarqué quedans le corps humain, où chaque arterea plusieurs branches, l’obftructian neferoit d'autre effet que de tourner le sangde la branche obstruée, & de le dériverdans la branche libre la plus à portée.J’ai bien des fois lié une artere dans l’a-nimal vivant, j’ai suivi , le microscopeàiamain, les changemens de la circula-tion qui naissaient de cette ligature ; j’aivu le sang abandonner la branche liée ,& enfiler une branche voisine. II est vraiaussi, & c’est ce qui a échappé* M. deSauvages, si cette artere n’avoit pas debranche à portée, qu’alors la ligatureFeroit un effet très-différent ; l’artereliée s’étendrait, se dilateroit, s’alonge-roit à chaque pulsation du cœur, & ilen naîtroit en gros les symptômes de 1’»'»-flammation.

Pour produire Vinflammation , il nesuffit pas que le sang s’accumule dans lesvaisseaux d’une partie, il faut que ce soitavec une certaine supériorité de vitesseL un effort particulier, sans laquelle cene feroit qu’une obstruction. Cette vi-tesse additionnelle a fa source dans lapartie enflammée même; car dans lesinflammations légeres d’un doigt ou dequelque partie de la peau , le panis n’estpas accéléré & le cœur n’est pas affecté ;& cependant la ch.lettr, la rougeur, lapulsation même de la partie enflamméedémontrent que le sang s’y porte avecune vélocité nouvelle.