INTRODUCTION.
xlvij
Différence des méridiens du Callao et de Guayaquil, par des
observations absolues . o’ 1 10' 55"
Par mon chronomètre. o h io' 54 //
Différence.
Cet accord, qui est dû sans doute en partie à des compensations accidentelles,prouve assez l’exactitude de mon ^observation du passage de Mercure. Aussi,la longitude plus orientale du Callao, à laquelle s’arrête M. Espinosa, nese fonde que sur une seule immersion du premier satellite de Jupiter,observée au village de la Magdalena, près du Callao. Les chronomètres descorvettes de Malaspina fixent la différence des méridiens du Callao et deGuayaquil à o h io' 37",7. En se bornant même à prendre le milieu entrece résultat et celui de mon garde-temps, et en supposant Guayaquil, d’aprèsl’observation de l’occultation de e du Sagittaire (798 du catalogue de Mayer),par les 5 h 29' i2",74, nous trouvons, par les seules observations faites en 1790,pour le Callao, 5 h 18' 27" ; ce qui ne diffère que de 9" en temps de malongitude, mais de ’ 5 o" de celle à laquelle s’arrête M. Espinosa. Aussi ce savantadmet-il une différence de méridiens entre le Callao et Guayaquil, qui s’éloignentde 23 n du résultat des chronomètres de Malaspina. D’après l’ensemble de cesconsidérations, il ne paroit pas que nous ayons à changer les positions que nousavons adoptées pour les côtes de la mer du Sud : elles se trouvent confirmées,au contraire, par les observations faites à Guayaquil par les officiers embarquéssur les corvettes YAtrevida et la Descubierta. M. Oltmanns rappelle en outreque la seule éclipse de satellite observée au Callao, en x 790, comparée aux tablesde M. Delambre, donne 5 h 18' 23",65 ce qui ne diffère encore que de 4 // du résultatdu passage de Mercure. Les astronomes espagnols avoient obtenu , en corrigeant cestables, 5 h 17' 38"3 mais il est bien difficile d’admettre que les tables du premiersatellite de Jupiter aient été en erreur de !\S". Quant aux distances lunaires prisespar Malaspina et Galiano, elles diffèrent d’un demi-degré entre elles, et de prèsd’un degré du résultat définitif de M. Espinosa ( Mem Yol. I, p. 102). Cellesque j’ai observées par un ciel brumeux, donnent une longitude plus orientaleque le passage de Mercure.
Le soin avec lequel j’ai tâché de comparer mes obsei’vations à celles quiont été faites par d’autres voyageurs, prouve, à ce que je crois, le désird’obtenir des résultats exacts. Les savans qui connoissent l’état de l’astronomie