INTRODUCTION.
Ivj
circulaire et sans le secours d’une machine parallactique, ils peuvent déterminer,avec précision, la déclinaison et l’ascension droite des comètes, en mesurant,par un instrument à réflexion , leurs distances aux étoiles dont la positionest le mieux connueet qui offrent les triangles les plus avantageux. J’ai euoccasion de vérifier l’exactitude de cette méthode, en observant, conjoin-tement avec MM. Trafics et Oltmanns, pendant plusieurs mois, à Berlin, lacomète de 1807 [Bode, Jahrbuch fur 1811, S. 217; et Zach, MonathlicheCorrespondenz y 1807, S. 488 J. A la meme époque, MM. Ferrer, Lemauret Dunbar, ont fait des observations semblables à la Havane et à Natchez,sur les bords du Mississipi {Amer. Trans., Vol. VI, p. 345 et 368 J. Lecalcul des triangles est long et pénible, mais c’est un grand avantage depouvoir comparer une comète constamment aux mêmes étoiles. Des cerclesrépétiteurs à réflexion, montés sur un pied, et munis de lunettes d’ungrossissement assez fort, seroient même utiles dans nos Observatoires d’Europe;car dans la machine parallactique on a souvent de la peine à éclairer les filssans trop diminuer la lumière déjà si foible des comètes, et ces dernièresne se trouvent souvent environnées que d’étoiles de la cinquième ou sixièmegrandeur.
M. Oltmanns, dans le Discours préliminaire, placé à la tête de cet ouvrage,a discuté, avec beaucoup de justesse, le degré de précision que l’on peutattendre de la détermination des longitudes par les déclinaisons de la lune( Voyez p. 110-115 ). Cette méthode, presque entièrement négligée, fournitla longitude par la comparaison de deux latitudes , dont l’une a été déterminéepar la hauteur méridienne d’une étoile , et l’autre par celle de la lune : ellene suppose pas la précision absolue des angles, .et elle peut devenir intéressantepour des voyageurs qui, dépourvus d’instrumens à réflexion, ne peuventprendre des distances du soleil à la lune et aux étoiles. Comme la précisiondes résultats dépend de l’exactitude avec laquelle on parvient à déterminer letemps et la hauteur méridienne de la lune, j’ai fait, à l’Observatoire Impérialde Paris, les essais suivans, avec un sextant de Troughton et un cerclerépétiteur astronomique de Fortin :