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Premier volume.
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INTRODUCTION.

Ixiv-

« aux réfractions qui s’écartent le moins de l’observation. Cette moyenne est« d’environ 290 mètres pour la première, et 260 pour la seconde ; et le terme« moyen entre ces deux résultats,«aussi probables l’un que l’autre, est 2^5 mètres.« Nous voilà donc conduits, par une méthode de calcul moins directe, mais« plus sûre, dans ce cas, que la résolution des équations en V , à un nombre« qui diffère peu de celui que nous avions trouvé dans le mémoire précédent.« Nous croyons donc être en droit de conclure que les deux observations de« M. Svanberg, qui s’accordent assez bien entre elles, indiquent que le décrois-<t scment du calorique au pôle est d’un degré du thermomètre centigrade par« 27Û mètres, ou de 176 toises par degré du thermomètre de Réaumur. »

D’après ces nouvelles recherches de M. Mathieu, le décroissement ducalorique parort se ralentir, dans le froid le plus rigoureux du pôle, à peu prèsde 7 ? - 6 0 . Le décroissement moyen de toute l’année étant fonction de latempérature moyenne des différentes zones, les réfractions près de l’horizondoivent devenir plus fortes de l’équateur au pôle, à mesure que la températurenormale des plaines diminue; mais, en été, cette température normale diffère detrès-peu sous l’équateur, à Paris et en Laponie. Il est heureux pour les astronomesque les réfractions presque horizontales soient les seules qui dépendent de la loidu décroissement du calorique ou de la densité de toutes les couches d’airsuperposées, comme l’a observé le premier M. Oriani dans son excellent mémoirede refractionè astronomie a ( Ephem . Mediol. 3 anni 1788, p. 164). M. deLindenau s’est occupé récemment, avec beaucoup de succès, de cette matièreégalement importante pour l’astronomie et pour la physique (Monath. Cor.1810. S. 101.)

J’ai indiqué, dans 1 article sur la limite des neiges perpétuelles (Vol. I,p. i34), la hauteur des neiges sous les 65° de latitude boréale, d’après lesmesures que MM. Ohlsen et Vetlafsen ont faites en Islande. Ces observationssont précises, mais des circonstances locales font descendre les neiges beaucoupplus en Islande qifà l’extrémité septentrionale de l’Europe. Un voyageur quiréunit le zèle le plus courageux à des connoissances profondes en physique,en géologie et en histoire naturelle, M. Léopold de Buch, a répandu récemmentbeaucoup de jour sur cette matière, tant dans la relation de son voyage enLaponie ( Reise durch Norwegen und Lapland, T. I, S. 280, 470. T.II, S. i33.)que dans un mémoire sur la limite des neiges dans le Nord, lu à la première classede l'Institut, au mois de mars 1811. Dans des îles, ou sur des caps avancés, la