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Premier volume.
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INTRODUCTION.

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peut même s’étonner que, dans un chapitre où Ptolémée décrit toutes lesespèces de levers de l’ancienne astronomie, il ne remarque pas que la réfractionfait paraître l’étoile à l’horizon avant qu’elle n’y soit réellement parvenue.Il attribue tout aussi peu à l’inflexion des rayons le phénomène extraordinairedu soleil observé deux fois le même jour dans l’équateur de l’armille. Dansles dernières lignes du dix-huitième livre, il dit encore que les pronosticsqu’on prétend tirer des levers et des couchers pour prédire les constitutionsde l’air, sont très-incertains. Quant à la grandeur extraordinaire sous laquellele soleil et la lune se présentent à l’horizon, Ptolémée, dans le troisièmechapitre du premier livre, l’attribue aux vapeurs humides qui environnent laterre et qui s’interposent entre l’astre et l’œil de l’observateur. C’est ainsi, ajoute-t-il, que les objets paroissent plus grands au fond de l’eau que dans l’air. »Ces derniers mots rappellent le mémorable passage de Strabon (Lib. III, g 5 , éd;Casaub. 1587), dans lequel il parle des astres vus à travers des tuyaux (ce vXoi).

Si Ptolémée, dans l’Almageste, paraît ignorer totalement les effets de la réfraction,il est d’autant plus curieux de voir que, dans son Traité d’Optique, il en aitexposé les véritables causes avec la plus admirable clarté. Je ne parle pasde ce Traité d’Optique d’après les citations prises dans Alhazen ou RogerBacon, mais d’après la lecture du manuscrit précieux que possède labibliothèque impériale de Paris, sous le n. 7810, et que M. Caussin, membrede l’Institut, se propose de publier. Ce manuscrit qui a cent cinq feuillets,et sur lequel M. Laplace ( Exposition du Système du Monde , secondeédition , p. 3 o 8 ) a déjà fixé l’attention des astronomes, porte pour titre:Liber Ptholemei de opticis sive aspectibus. C’est une traduction latinefaite sur deux manuscrits arabes, par Ammiracus Eugenius , Siculus.Montucla et Bailly n’en paroissent avoir connu l’existence que d’après lecatalogue de la bibliothèque Bodleyenne à Oxford ( Mont: Hist. des Mathém.>T. I, p. 3 12. Bailly , Hist. deVAstron. mod., T. I, p. 56 o). Lalande croyoitmême l’optique de Ptolémée entièrement perdue {Astron. , §. 2 x 63 ).

La traduction latine que j’ai examinée ne renferme que les derniers quatrelivres; et, quoique le premier n’existât pas non plus dans le manuscrit arabesur lequel Ammiracus a tx-availlé, il en rapporte cependant le contenu d’aprèsla première phrase du second livre de Ptolémée. Ce livre traitoit des rapportsde la vue avec la lumière, c/uomodo visas et lumen communicant. Dans lesecond, Ptolémée examine les angles sous lesquels on voit des objets éloignés :