INTRODUCTION.
Ixix
istarum fractionum, et consiclerare illud in aliqua de rebus qucmimdistantia data est, utpote solis.et lunce. Il énonce clairement que les effetsde la réfraction vont en décroissant depuis l’horizon jusqu’au zénith, où ilssont nuis, résultat qui étoit inconnu à Tycho et à Hevelius meme. Ptoléméeattribue l’inflexion du rayon lumineux au contact des couches d’éther et d’airatmosphérique, dont les premières reposent sur les dernières. Visibilis radiusin transitu a subtïliori corpore ad grossius déclinâ t ad perpendicularem ;in transitu autem ejus a grossiori ad subtilius déclinât ad diversamperpendicularem partem. Il paroît singulier que Ptolémée n’ait pas faitl’application de la théorie des •réfractions au lever et au coucher des astres.Il devoit être conduit naturellement à l’idée que le lever apparent précèdele lever réel} mais cette idée, si bien énoncée par Sextus Empiricus dansson livre contre les astrologues, se trouve aussi peu dans l’Optique de Ptoléméeque dans son Almageste, qui a été traduit en arahe au commencement duneuvième siècle de notre ère, l’an 2x2 deThégyre. Il est probable qu’Albazena tiré ses connoissances d’optique ou du traité de Ptolémée,,, ou d’auteursqui avoient profité de ce traité. S’il les a puisées dans l’original même, ondoit supposer que le texte grec de l’Optique existoit encore au douzième siècle.S’il faut perdre l’espoir de retrouver ce texte, il seroit du moins à désirer quenous possédassions le manuscrit arabe sur lequel-la traduction latine a été faite.Cette dernière est très-littérale : elle manque souvent de clarté, et paroîtd’ouvraged’un homme qui connoissoit plus la valeur des mots que celle des choses.
Poui’quoi Ptolémée de l’Almageste paroît-il ignorer tant de résultats curieux ,que Ptolémée de l’Optique savoit aussi bien que nous? L’Optique auroit-elleété composée après l’Almageste ? Comment admettre qu’un géomètre arabe aitaltéré le texte en faisant des additions sur la théorie de la réfraction ? L’auteurde si brillantes découvertes n’auroit pas résisté au désir de voir passer sonnom à la postérité. Aussi reconnoît-on partout, dans la traduction latine, latournure des phrases grecques de l’original. Personne n’a révoqué en douteque l’auteur du Planisphère ne soit identique avec le Ptolémée de la Géogra-phie ; et cependant , comme l’a très-bien observé M. Delambre, le traité sur lePlanisphère offre d’excellentes méthodes de projection, tandis que celles qui sontexposées dans la Géographie sont très-mauvaises. Nous regarderons donc l’ouvragede opticis sive aspectibus, dont la bibliothèque impériale de Paris possède deuxcopies, comme un des plus beaux titres de-gloire de l’auteur de l’Almageste. Le