INTRODUCTION.
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pendant ïso, quelquefois même pendant 168 heures, jour et nuit, de ioen io , ou de i5 en i5 minutes. L’éloignement du signal vers lequel nousavons pointé, nous a permis de prendre les angles avec l’exactitude de 3 à 4 secondessexagésimales. J’avois déterminé, en 1802 , par des expériences faites dans lavallée de Lulumbamba etsurledos des Cordillères entreMicuipampaetCaxamarca,la loi remarquable d’après laquelle, de l’équateur au pôle, l’intensité des forcesmagnétiques va en progression croissante. La meme aiguille qui, à Paris, avoitoscillé 245 fois en dix minutes de temps, n’a plus oscillé que 211 fois sousl’équateur magnétique. Cette loi s’est trouvée confirmée par les expériences quenous avons faites, M. Gay-Lussac et moi, en i8.o5 et 1806, en Italie, en Franceet en Allemagne. En supposant l’intensité sous l’équateur magnétique égale à10000, elle est à Naples, 12745; à Milan, i3364; à Lyon, 13334; à Paris,13482 , et à Berlin, 18703 ( Journal de Physique, T. LIX, p. 287 .Mémoiresde la Société dArcueil, T. I, p. 21).
J’invite les savans, qui s’intéressent à l’histoire de l’astronomie, à jeter les*yeux sur un mémoire très - étendu que je viens de publier sur le calendriermexicain, et ses rapports frappans avec les divisions du temps des peuplestartares et tibétains. Ce mémoire est consigné dans mes Pues des Cordillèreset Monumens des Peuples indigènes de V Amérique , p. 125-194. On trouveradans le meme ouvrage quelques idées sur l’origine des zodiaques et sur les fablescosmogoniques des Aztèques, comparées à celles des Hindoux et des Étrusques.Ces essais historiques présenteront peut-être quelque intérêt à une époque oùles belles recherches de M. Ideler ont fixé l’attention des savans sur lachronologie ancienne. Nous nous flattons que bientôt un voyageur, profondémentinstruit dans les sciences mathématiques, M. Fourrier, répandra un nouveaujour sur l’astronomie des Égyptiens, source féconde à laquelle tant de peuplesont puisé leurs connoissances, leurs fictions et leurs rêveries astrologiques.
Les cartes géographiques qu’il me reste à publier, paroîtront dans l’Atlasqui accompagnera la Relation historique de mon voyage aux régions équinoxiales.J’ai vu avec peine que M. Arrowsmith s’est récemment approprié ma grandecarte de la Nouvelle-Espagne, en la faisant paraître sous son nom, et commecompilée par lui d’après des matériaux originaux. La carte des Provinciasinternas qui a paru dans le Voyage de M. Pike aux parties occidentalesde la Louisiane et à Sanla-Fe du Nouveau Mexique, est également calquée surla mienne, quoique, dans l’ouvrage même , qui renferme des renseignemens