A
DISCOURS PRELIMINAIRE.
siècle. Dans le dix-septième , Peyresc et Gassendi trouvoient une erreurde 5 oo lieues dans l’étendue de la mer Méditerranée, depuis Marseille jusqu’àAlexandrie. Guillaume Delisle se vit obligé de raccourcir l’Asie de plus de24 degrés I 2 .
Vers ce temps, les académiciens publièrent une carte critique de la France,par laquelle ils prouvèrent combien les résultats d’observations astronomiquesdifféroient des positions marquées sur les cartes de Sanson. Doppelmayer ajoutaà son Atlas céleste, une carte, sous le titre de Basis recentioris Geographiceastronomie ce, d’après laquelle il n’y avoit en 174 1 5 sur toute la terre, que i 3 glieux déterminés astronomiquement. Le célèbre astronome Mayer 2 dressa unecarte ciitique de l’Allemagne, qui présente les doutes que l’on avoit de son tempssur les positions des villes les plus considérables. Pour prouver l’imperfectiondes déterminations géographiques, il n’est pas nécessaire de remonter si haut :nous avons démontré, dans le second volume de cet ouvrage, que le degrémesuré au Pérou doit être reculé vers l’ouest de 5 o minutes en arc. Les coursde rivières , la configuration des côtes , toute la géographie de l’Amérique ontchangé de face depuis vingt ans , et le défaut de bonnes déterminations astro-nomiques se fait sentir, non - seulement dans les cartes de la Perse et de l’Asiecentrale, mais encore dans celles de la partie orientale de l’Europe. Le géo-graphe parcourt des espaces de plusieurs degrés, avant de trouver un pointdont la position ait été fixée par des moyens astronomiques.
Les méthodes propres à déterminer les longitudes terrestres peuvent êtredivisées en deux classes: les premières sont fondées sur des observations célestesqui demandent une réduction préalable au centre de la terre ; les secondes sontcelles qui n’exigent aucune réduction relative à la parallaxe.
1 Zach’s Geographiscbe Ephemeriden , I Band., p. 20.
2 Germaniæ atque in ealocorum principaliorum Mappa criticaetc. Noribergæ, 1750.