DISCOURS PRELIMINAIRE,
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observations faites sur des parallèles très-rapprochés les uns des autres ; car lesirrégularités de la figure de la terre auront d’autant moins d’influence sur lesrésultats de longitude, que la différence de latitude sera moindre entre leslieux d’observation. Souvent, sans avoir recours à des observations correspon-dantes, on peut se servir des circonstances d’une seule observation complète,pour détruire les erreurs des tables. Par exemple, l’éclipse de soleil, observéeà Lilienthal, le 17 août i 8 o 3 , donna, en la comparant à l’observation deVienne, pour la différence de méridiens, les résultats suivans :
Par l’observation du commencement, 529' Hz",8g — 0,492 a:—0,76gy + o, 45 g z
de la fin. 29' 52 // ,65 H- 0,687 a + 0,887 y — o, 5 n z
Terme moyen, Lilienthal àl’O. de tienne, 2g' b2", r ] r j + 0,098 x + o,o 5 g y — 0,006 z
Lilienthal à l’E. de Paris, 28’ ,2b —o,og8 x — o,o 5 g y -f 0,006 z
Les méthodes par lesquelles on tâche de corriger les erreurs des élémens,sont d’autant plus difficiles à employer, que les observations d’occultations etd’éclipses n’ont pas toujours toute l’exactitude requise. L’immersion d’uneétoile à la partie non éclairée de la lune, peut être observée à une demi-seconde près 5 mais les erreurs s’élèvent à plusieurs secondes, lorsque l’occul-tation a lieu au bord éclairé. Comme il est .très-difficile de déterminer d’avancele point auquel se fait lemersion de l’étoile , M. Darquier 1 a proposé demonter la lunette sur une machine parallactique, et de disposer l’instrumentde manière que l’étoile, avant l’immersion, suive le fil équatorial. Leséclipsés du soleil offrent les mêmes incertitudes. Il est presque impossibled’observer le premier contact optique des limbes, et l’on ne reconnoit géné-ralement l’entrée du disque lunaire que par une échancrure sur le disque solaire,qui est plus ou moins grande, selon la bonté des instrumens employés. Lechevalier de Lowïlie 2 , et récemment encore MM. David et Heinrich 3 ,assurent avoir vu que, quelques minutes avant le commencement de l’éclipse,« l’atmosphère s’obscurcissoit sensiblement vers le point du disque solaire où
1 Histoire céleste de Lalande, T.I, p. 4io.
2 Mémoires de VAcadémie des sciences, pour 17 i5, p. g4. « L’on s’apercevoit, dit-il, très-sensiblement« qu’à mesure que quelque endroit du soleil s’approchoit du bord oriental de la lune, il pâlissoit« considérablement, et semblait annoncer par avance qu’il alloit s’éclipser. »
3 Zach , Monathliche Correspondes fiir i8o3, oct., S. 338. Triesnecker, astronomische Beobacktungen,2 . ter Sammlung, S. 17 .