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Premier volume.
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DISCOURS PRELIMINAIRE.

mais la méthode qu’il emploie, diffère essentiellement de la méthode duNonagésime , suivie par Lalande et par la plupart des astronomes. Il se sertde la parallaxe de hauteur de la lune et de l’angle que forment au centre dela terre le cercle vertical et le cercle de la latitude. Cet angle ( que l’on acoutume de nommer l 'angle parallactique) donne les parallaxes de longitudeet de latitude. Lexell détermine Xangle parallactique par la somme ou ladifférence de Xangle de position et d’un autre angle formé par le cercle verticalet le cercle de déclinaison. M. Feer 1 a proposé une méthode d’après laquelleon trouve Xangle parallactique, sans le diviser en deux parties. Cette méthodequi a été perfectionnée par M. Wurm 2 , se réduit, à ce qu’il me semble, à calculerl’angle parallactique et la hauteur de la lune, par la hauteur du Nonagésime,par sa distance à la lune, et par la latitude de cet astre. Ne vaudroit-il pasmieux déterminer directement les parallaxes de longitude et de latitudepar la méthode ordinaire du Nonagésime, que par des détours et des calculscompliqués ? Je passe sous silence les belles formules de M. Bobnenberger 3 ,d’après lesquelles on trouve aussi les parallaxes sans connoitre le Nonagésime,et la méthode élégante que M. Olbers 4 a proposée récemment, et qui estd’une simplicité très-remarquable.

En 1788, l’Académie royale de Copenhague proposa un prix pour la solutionde la question suivante : Desideratur methodus, hucusque cognitis expeditioret facilior, longitudines geographicas ex observatis eclipsibus solis etfixarumà luna occultationibus computandi. Ce prix a été accordé au Mémoire deM, Cagnoli, imprimé, en 1789, sous le titre de Méthode pour calculer leslongitudes géographiques d’après Vobservation d’éclipses de soleil etd’occultations d’étoiles. M. Cagnoli commence par calculer la longitudeapparente de la lune et de l’astre éclipsé, en employant la méthode ordinairedu Nonagésime ; il détermine ensuite, à l’aide de l’angle parallactique , lahauteur de la lune et son demi - diamètre apparent. Lorsque l’observateur afait des mesures au moyen du micromètre, il faut calculer en outre l’angle formépar le vertical avec la ligne qui joint les centres, afin de pouvoir évaluerl’effet de la réfraction. Cette distance apparente doit être égale à celle que l’on

1 Bode’s astron. Jahrbuchfiir 1788, S. 186. Cette méthode de M. feer me paroît identique avec celleemployée par Reccard , dans son traité : Beobachtungdergrossen Sonnenfinsternisse vom i. ter april’i'j&i.

2 Ibidem, fiir 1794 , S. i 4 y.

3 Anleilung zur geographischen Ortsbestimmung, etc. , S. 35 1.

4 Bode’s astronomisches Jahrbuch fiir 1808, S. 196.