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Premier volume.
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DISCOURS PRELIMINAIRE.

mouvement horaire de la lune; et, après l’avoir ajouté art moment où la luneétoit en contact avec l’astre on trouve le temps de la conjonction de cesdeux astres. Si l’on n’a observé que l’immersion ou l’émersion seules, l’oncherche dans le premier cas l’angle AEL, par les trois côtés AE, EL et AL;dans le second cas, on calculera l’angle ME A par les trois côtés M E, AE et M A.Cette méthode, proposée par M. Klügel, fait connoître exactement les erreursde la longitude et de la latitude déduites des tables astronomiques ; mais elleexige une attention minutieuse à cause de la multiplicité des triangles qu’ilfaut résoudre, et elle n’est guère plus courte que les méthodes anciennes usitéesparmi les astronomes.

Jean Bernoulli 1 , directeur de l’académie de Berlin , ’ avoit commencé àconstruire des tables propres à faciliter le calcul des éclipses et des occultations.M. Pfaff 2 , professeur, d’astronomie à Dorpat, a annoncé qu’il avoit entreprisle meme travail. Je pense que le calcul direct est plus simple et plus exact cpiecelui que l’on feroit au moyen de ces tables auxiliaires.

On a reproché à toutes les méthodes de calcul parallactique que nousvenons d’indiquer, d’exiger la connoissance préalable de la longitude du lieu,pour trouver la distance de la lune au Nonagésime. On leur reproche en outrede supposer exacte la latitude de la lune, et que, pour réduire cette latitudeà un lieu quelconque de la terre, il faut connoître sa position géographique.Pour vaincre ces difficultés, M. Carlini 3 , un des astronomes de l’observatoirede Milan, a proposé une nouvelle méthode qui n’exige pas la connoissance dela longitude de la lune, et dans laquelle la latitude de cet astre n’influe quetrès-peu sur le résultat du calcul. M. Carlini se sert de la méthode du Nonagésime,mais il détermine les parallaxes pour la partie du disque de la lune, qui est encontact optique avec l’étoile : la longitude et la latitude de ce point du limbesont égales à celles de l’étoile éclipsée, et ces dernières sont les mêmes pourtous les lieux où les observations correspondantes ont été faites. Or, c’est aumoyen des parallaxes calculées et des distances des centres observées que l’ontrouve la position géocentrique de la lune lors du temps de l’occultation. Deuxou plusieurs observations faites dans des lieux différens, feront donc connoître

1 mémoires de VAcadémie des sciences de Berlin , pour 1788 et 178g, p. 290.

2 De tübo culminatorio Dorpatensi brevis narratio y accedunt formulée et tabules in, usum aslronomorum.Dorpatice 1808.

5 Methodo facile per calcolare le occultazioni dette stelle sotto la lima, clans les Ephémérides de Milanpour 180g, p. 8g. Zach , Monalhliche Correspondes fiir 1808 , december, S. 528 .