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Premier volume.
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DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

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fois plus rapide. Les observations faites à la fin du dix-septième et au com-mencement du dix-huitième siècle présentaient très-peu d’accord, et ce n’estque depuis les deux derniers passages de Vénus que les astronomes ont apprisà saisir le véritable contact optique intérieur des limbes du soleil et de la planète.

Le père Hell indiqua le premier que l’instant le plus important de l’obser-vation est la rupture du filet de lumière à la sortie de la planète : il croit 1que ce phénomène peut être observé à 5", et, dans des circonstances favorables,à 2 ou 3 // près. Lalande 2 assure que l’on ne peut pas se tromper de plus d’uneou de deux secondes de temps. Nous ne discuterons pas ici si cette disparitiondu filet de lumière a lieu au moment du véritable contact optique : lasolution de ce problème intéresse plus l’astronomie physique que la géographie ;il suffit, pour obtenir des résultats de longitude , que les astronomes aientobservé le même phénomène.

Si l’on considère que Mercure, lors de son passage près du nœud descendant,se meut huit fois plus lentement que la lune, et que le commencement d’uneéclipse de soleil peut être observé 5 " trop tard, on ne doit pas être surprisde voir que l’on puisse se tromper de 20" à l\ 0 " de temps sur le premiercontact extérieur de la planète, surtout en se servant de lunettes qui grossissentpeu. C’est pour cette raison que je donne la préférence aux observations descontacts intérieurs, lorsque la durée observée de l’entrée ou de la sorties’éloigne trop de la durée calculée par les tables. Le second contact extérieurpeut être observé à 5 ", peut-être même à S" près.

M. Lelambre a publié un mémoire rempli de recherches intéressantes àl’occasion du passage de Mercure, du 7 mai 1799; il a appliqué ses formulesà la détermination de la longitude de Berlin; il la trouve de 43' 34" par l’obser-vation de l’entrée, et de 44' 2 4 // P ar celle de la sortie 3 . Comme ce résultatne sauroit donner beaucoup de confiance en une méthode dont Hell, Lalandeet d’autres astronomes célèbres ont fait de si grands éloges, je me permettraiquelques observations à ce sujet. Le passage de Mercure se fit près du nœuddescendant, où le mouvement est extrêmement lent. Le temps étoit nébuleuxà Paris; MM. Bouvard et Méchain diflféroient, pour le premier contact extérieur,

1 Ephemerides astronomicce Vindobonenses anni 1765. Ohservatio transitas Eeneris , etc., die3 junii 176g, facta à Hell, p. 68.

a Astronomie de Lalande , T. II, $. 2i4i, 2. e édit.

3 Mémoires de l’Institut, T. III, p. 444 .