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Premier volume.
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DISCOURS PRELIMINAIRE.

seconde observation. En employant cette dernière méthode , les formules deTempelhojf 1 * abrégeront de beaucoup le calcul.

Ces considérations prouvent sans doute que les erreurs de la méthode deshauteurs lunaires ne sont pas aussi grandes que Lacaille les supposoit;on voit en outre quelles se trouveront considérablement diminuées si, sous lesconditions que nous avons énoncées plus haut l’on observe la différence desascensions droites entre la lune et les étoiles, au lieu d’observer l’ascensiondroite absolue de la lune. La méthode des hauteurs n’offre, sans doute, quetrès-peu d’utilité aux marins; mais, employée avec soin sur le continent, ellepeut contribuer beaucoup aux progrès des connoissances géographiques.

5. Hauteurs de la Lune.

Dans le journal de navigation de Callao à Acapulco, dressé au mois de mars 1 8 o 3 ,M. de Hurnboldt a discuté les circonstances sous lesquelles il peut être avantageux,sur terre, de déterminer la longitude d’un lieu par l’observation des déclinaisonsde la lune, lorsque cet astre coupe le plan de l’équateur, époque à laquellele changement en déclinaison est le plus rapide. Cette méthode , abandonnéeà l’oubli, a été essayée en 1806 par M. Dunbar , astronome zélé , qui observe surles bords du Mississipi. J’examinerai ici succinctement le degré de confianceque mérite ce genre d’observations qui, vers le milieu du dernier siècle , a déjàété proposé, tant dans un Mémoire présenté au parlement d’Angleterre , etportant pour titre : The sailors proposai 2 , que dans l’Astronomie desmarins du père pezenas 3 4 . M. Dunbar 4 observa, au fort Miro, au mois denovembre i8q4, hauteur méridienne de la lune, et en déduisit la déclinaisonvraie. La longitude du fort, déterminée par cette observation, ne différa que de2 à 6 secondes de temps de celle qui avoit été conclue des distances lunaires et dutransport du temps. Quoiqu’il soit à supposer qu’une harmonie si grande auraété causée par la réunion de circonstances accidentelles, je crois cependant que

1 B ode’s astran. Jahrbuch, I. ter Sapplement-Band, S. 2i4. Voyez aussi les observations de M. lUügel surla méthode de Tempelhoff dans Bode’s aslron. Jahrbuch fïir 1801, S. 201; Bohnenberger, Anleilungzur geogr. Ortsbestimmung, S. £07; lihode, Parallaxen auf dem Sphùroid, S. 33; JPurm, dans Bode’sastron. Jahrbuch fiir 180g, S. 181.

a leadbeater Vranoscopia lj35, p. 3lO,

3 Astronomie des marins, etc., 1776, chapitre PI, problème IX, p. 3i2.

4 Transactions of the American PhilosophicalSociety, etc., Vol. VI, p. 277.