DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
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des satellites par lesquelles on pourroit déterminer les longitudes géographiques;cette promesse ne fut cependant pas remplie; car dans la seconde édition des TablesMédicéennes, qui parut huit ans plus tard, Ranieri ne fit plus mention du problèmequi occupoit tous les esprits. Ce fut Marius 1 qui publia les premières tables dessatellites de Jupiter; elles étoient d’autant plus imparfaites que le géomètre allemandse hâta de devancer Galilée. Hodierna 2 , astronome de Raguse , construisit aussides tables fondées sur un très-petit nombre d’observations; peu de tempsaprès, elles se trouvèrent si inexactes qu’elles n’indiquoient pas meme à peuprès la situation relative des satellites.
Les astronomes qui s’occupoient du calcul des tables, étoient très-peud’accord à cette époque sur la manière dont on pouvoit se servir desobservations pour en déduire la différence des méridiens. Galilée ne s’expliquajamais clairement sur l’application de sa méthode ; il paroit quelle nese fondoit que sur le changement rapide de la position relative dessatellites. L’astronome françois, Herigone 1 2 3 , proposa, en 1634 > d’observer lemoment où un de ces astres se trouve placé sur la ligne qui passe parl’œil de l’observateur et le centre de la planète. Ce genre d’observationsoffre de grandes difficultés pour la pratique : ce n’est qu’avec des lunettesd’un très-fort grossissement que l’on peut observer les passages des satellitesdevant le disque de la planète 4 , et les voyageurs ne pourront tirer aucunparti de ces phénomènes, dont l’observation n’est importante que pour lathéorie de Jupiter. Dominique Gassini indiqua le premier la méthodela plus sûre pour déterminer les longitudes au moyen des satellites. Parde nombreuses observations, faites à Rome et à Bologne, il trouva que lesimmersions et les émersions des satellites dans l’ombre de Jupiter, sont lesphénomènes les plus propres à ce but. Il construisit pour cet effet, en 1666,de nouvelles tables, et il publia dès-lors les configurations et le calculdes éclipses dans la même forme que l’on a conservée jusqu’à nos jours
1 Mundus jovicilis anno 1609 détectas , etc. , Norimiergœ, l 6 l 4 .
2 Medicœorum Ephemerides nunquam adhuc apud mortales éditai, Panormi, i 656 . .HWiejTîfit fit l'obser-vation de l'immersion du premier satellite de Jupiter, à Palma., en 1652 ,1 e 27 juin, à ia h G'. Cette immersionest la première qui ait jamais été observée.
3 Herigonii Cursus mathematicus, T. Y, p. 857.
4 MM. Oldenhurg, Pound, Messier, Schroter, Herschel, Bode, Lindenau, et récemment encore M .Jirago,se sont occupés de l'observation des passages des satellites devant le disque de J upiter. Yoyez PhilosophicalTransactions for theyear 1719 , p. goo \for 176g, p. 457. Bocle’s astron. Jahrhuch für 1790, S 201.