Band 
Premier volume.
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ESSAI

SUR LES RÉFRACTIONS ASTRONOMIQUESDANS LA ZONE TORRIDE,

Correspondantes à des angles de hauteurs plus petits que dix degrés ■,et considérées comme effet du décroissement du calorique *.

Ijes recherches que j’ai l’honneur de présentera la Classe, tendent à résoudrele problème, si les réfractions astronomiques sont les memes sous l’équateurque celles que l’on observe dans la zone tempérée ? La résolution de ceproblème pouvoit paraître moins importante à une époque où de bons ob-servateurs, munis d’instrumens imparfaits, quoique d’un rayon très-considé-rable, se trouvoient exposés à commettre des erreurs de douze ou quinzesecondes sexagésimales. Il importoit peu alors qu’un voyageur réduisît cesobservations d’après la table de réfraction de La Caille, ou d’après celle queBouguer a dressée pendant son séjour à Quito. Il paraît même (j’en aitrouvé plusieurs exemples dans mes recherches géographiques) que la grandeharmonie que l’on observe quelquefois entre les latitudes déterminées denos jours et celles qui sont indiquées dans des relations de voyages anciens,se fonde sur une compensation accidentelle de l’erreur de l’instrument, etde la déviation trop grande ou trop petite que l’observateur avoit attribuéeau rayon de lumière pendant son passage par l’atmosphère. Mais on ne doitplus compter sur des compensations accidentelles dans un temps où presquetous les élémens peuvent être soumis au calcul le plus rigoureux. La grandeperfection des instrumens, la méthode ingénieuse de diminuer à l’infini oude faire disparaître les erreurs d’observations en prenant des multiples de

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Lu à la première Classe de l’Institut, le 29 février 1808.