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Premier volume.
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RECUEIL

l’angle à mesurer, la réunion de ces avantages fait parvenir les astronomes àl’exactitude d’une seconde centésimale. Plus ces progrès de l’astronomie pra-tique sont admirables, plus il importe que dans la réduction de la hauteurapparente de l’astre à la hauteur vraie, le calculateur ne soit exposé à com-mettre des erreurs quadruples de celles que l’on peut supposer au résultatde l’observation. Ces mêmes considérations, depuis l’usage plus fréquent descercles répétiteurs., ont engagé les astronomes et les géomètres à soumettre àde nouveaux examens ce que Simpson, Mayer et Bradley nous ont transmissur la théorie des réfractions. Il suffit de citer les observations nombreusesfaites par M. Delambre pour déterminer la réfraction correspondante à 49°de hauteur, et l’analyse complète des phénomènes de réfraction de la lu-mière contenue dans le quatrième volume de la Mécanique céleste. C’est ensuivant les idées énoncées dans ce dernier ouvrage, que je développeraimes recherches sur la constitution de l’atmosphère dans la zone torride, etsur l’influence que cette constitution exerce sur l’inflexion des rayons dansles couches d’air atmosphérique.

Partie historique.

L’idée que les réfractions ne sont pas les mêmes dans toutes les régionsde la terre, se trouve déjà énoncée dans les ouvrages des astronomes duseizième siècle. Cinq cents ans plutôt, Alhazen, dans son Traité d’optique,avoit développé les effets de la réfraction. Il avoit proposé de la mesurer parune méthode analogue à celle dont se servent les astronomes modernes, etqui consiste à observer le double passage des astres par le méridien au des-sous et au dessus du pôle. Pressentant que le mélange gazeux qui nousenvironne, ne peut s’étendre à égale densité depuis la surface du globe jus-qu’aux astres, il avoit fait des recherches ingénieuses sur la hauteur de l’at-mosphère réfractive. Alhazen et ses disciples., qui ferment, pour ainsi dire,le siècle brillant des Arabes, ne poussèrent pas plus loin la théorie desréfractions. Rothmann et Tycho furent les premiers qui, frappés de l’in-fluence qu’exerce sur l’air le sol plus ou moins chauffé, avancèrent que lesréfractions doivent varier selon la différence des saisons et celle des climats.Kepler, le créateur de Y Astronomie, qu’il appelle Optique, reconnut que lefroid du pôle condensoit l’air au point de produire des effets de réfractions