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d’observations astronom i q u es.
^extraordinaires. Il trouva la confirmation de cette idée dans le phénomènedécrit par Hemskerk et Barents, lors de leur séjour nocturne à la Nouvelle-Zemble, phénomène qui a tant exercé la sagacité des astronomes, mais dontScotto et Le Gentil ont trouvé plus facile de nier l’existence que de hasarderl’explication.
Dominique Cassini et Picard examinèrent les réfractions horizontales queles astronomes suédois Bilemberg et Spole, et même leur roi Charles XI, avoientobservées à Torneo. Ils en conclurent que les réfractions sous le cercle polaireétoient doubles de celles que présentent les astres sous le parallèle de Paris.
Personne n’avoit encore mesuré la déviation du rayon lumineux dans lazone torride. Bicher, dont les travaux ont peut-être plus contribué à lagloire de Dominique Cassini qu’à la sienne, Richer, sous le ciel brûlant dela Guiane, crut trouver les réfractions beaucoup moindres qu’en Europe.Ce résultat fut annoncé d’une manière beaucoup plus positive et plus dé-taillée par Bouguer. Tous les astronomes connoissent les Tables de réfrac-tions qu’il construisit pour la zone torride, et qui se trouvent dans les Mé-moires de l’Académie pour les années 1739 et 1749* Nous examinerons.,dans la suite, les fondemens de ces Tables et les changemens que l’auteurs’est permis de faire aux observations pour concilier, comme il dit, les ré-sultats obtenus avec la théorie générale qu’il s’étoit formée. Favorisé par lescirconstances, placé dans un pays où la nature offre sur un petit espacetous les climats et toutes les hauteurs, ce grand géomètre ne put profiterdes avantages de sa position ; il lutta sans succès contre les difficultés qu’op-posoit à ses travaux l’imperfection des instrumens, celle des tables et desméthodes.
C’est ainsi que depuis l’année 1737 (époque à laquelle Bouguer rédigeason Mémoire sur lés réfractions), les astronomes ont prétendu que l’in-flexion de la lumière augmentoit depuis l’équateur au pôle. Cette augmen-tation graduelle leur parut l’effet de la condensation de l’air par le froid,effet qui cependant devroit cesser pendant les fortes chaleurs de l’été dansles régions boréales, et qui, soumis à un calcul exact, ne suffiroit guèrepour expliquer le phénomène que l’on croyoit avoir observé. Bouguer neparle plus de ces vapeurs plus ou moins grossières qui, d’après Kepler, carac-térisent la constitution de l’atmosphère dans les différens climats. Plus occupédu phénomène que des causes qui produisent la différence de réfractionssupposée entre la zone torride et la zone tempérée, Bouguer se contente