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Premier volume.
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d’observations astronomiques.place observa, avec raison, que, ou les réfractions horizontales et presque hori-zontales dévoient être plus grandes sous les tropiques que la plupart desastronomes le supposent avec Bouguer, ou que la loi du refroidissement descouches que j’avois annoncée n’étoit pas la vraie. L’observation de ce grandgéomètre m’a excité à soumettre à un nouvel examen un problème parlequel la météorologie touche immédiatement à l’astronomie. Je me flatte depouvoir lever la contradiction apparente observée entre deux classes dephénomènes étroitement liés ensemble, ceux de l’inflexion de la lumière etceux du décroissement du calorique.

Après avoir développé, dans la partie historique de ce Mémoire, les opi-nions diverses qu’ont eues les astronomes sur les réfractions de la zone tor-ride, j’examinerai, dans la seconde partie, la constitution physique de l’at-mosphère équinoxiale, et les causes qui, d’après l’état actuel de nos connois-sances, peuvent modifier la déviation des rayons lumineux. La troisième etdernière partie présentera les observations astronomiques que j’ai faites àdes hauteurs auxquelles la loi du décroissement de la température déterminele pouvoir réfringent des couches ou, ce qui est identique, la vitesse de lalumière. Je me bornerai à n’indiquer ici que les résultats, le détail des nombresétant contenu dans le Recueil des observations même.

Partie physique.

La réfraction est l’effet de l’action qu’exercent les couches d’air atmosphé-rique sur la route du rayon de lumière. Cette action dépend des propriétéschimiques et physiques du mélange gazeux, propriétés que l’on pourroitréunir dans une équation de condition, et qui présentent autant de quantitésvariables dont il importe d’examiner l’influence sur la déviation de la lumière.

Oxygène et Azote.

L’oxygène, d’après les expériences de MM. Biot et Arrago, étant detous les fluides, et même de tous les corps de la nature, celui qui réfractele moins, et le pouvoir réfringent de l’oxygène à l’azote étant dans le rap-port de 86 : io3, les réfractions devroient varier à la même température età la même pression barométrique d’une époque et d’une zone à l’autre, si,comme on le supposoit autrefois, la constitution chimique de l’atmosphèreétoit variable selon la différence des saisons et des lieux. D’après les hypo-