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Premier volume.
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RECUEIL

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de Cassini, et cette Table, construite pour un climat tempéré, donne desréfractions beaucoup plus grandes que les Tables plus exactes de Bradley,de M. Delambre et de M. Laplace. Lord Mulgrave, célèbre sous le nom ducapitaine Phipps, a aussi examiné les réfractions polaires pendant le séjourqu’il a fait à l’ile de Spitzberg et dans des parages plus voisins du pôle.11 déclare identiques les réfractions polaires avec celles observées à Londreset à Paris ; mais l’ouvrage de ce savant et intrépide navigateur ne contientqu’une seule hauteur qui cadre avec la théorie de Bradley.

Quant à la zone torride, les observations faites en Asie donnèrent des ré-sultats entièrement différens de ceux trouvés par Bouguer en Amérique. LeGentil, dans son voyage aux Indes, observa, avec le plus grand soin, lesréfractions à Pondichéry pendant les mois de janvier, de février, de juinet de juillet 1769. C’est le travail le plus complet que nous ayons jusqu’àce jour sur les réfractions sous les tropiques. Quoique le climat de Pon-dichéry soit plus chaud encore que celui des côtes de la mer du Sud, quej’ai habitées pendant long-temps, et sur lesquelles Bouguer avoit observé,Le Gentil trouva pourtant les réfractions, depuis zéro jusqu’à quarante-cinqdegrés de hauteur apparente, beaucoup plus fortes que les indiquoit la Tablede Bouguer. Il ne s’agit ici que de donner un précis historique des doutesqu’a fait naître le problème qui nous occupe. Nous nous bornons à ajouterque M. Delambre a soumis à un nouvel examen les calculs de réfraction deLe Gentil, et qu’il les a trouvés affectés d’une erreur constante, quoique lesobservations en elles-mêmes portent tous les caractères d’une exactitudesuffisante.

Lorsque je publiai, il y a trois ans, le Tableau physique des régions équinoxia-les, je réunis les matériaux que mon voyage pouvoit fournir sur le décrois-sement du calorique dans l’atmosphère. En comparant mes expériences faitesà la cime du Pic de Ténériffe, au Pichincha, au Chimborazo et dans lesCordillères du Mexique, aux résultats obtenus par M. Gay-Lussac, lors desa grande et mémorable ascension aérostatique^ je trouvai, dans le refroi-dissement progressif des couches d’air au dessus de 3ooo mètres de hauteur,une harmonie frappante entre la zone torride et le parallèle de 49° • Cesrésultats ont été énoncés dans un Mémoire sur les limites de la neige per-pétuelle à différentes latitudes, mémoire que j’ai présenté à la Classe en ni-vôse an i3. Or, les réfractions correspondantes à des angles au dessous deio° diminuant avec un décroissement de température plus rapide, M. La-