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Premier volume.
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recueil

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température produites par les courans d’air horizontaux et verticaux ; noustrouverons qu’elle est aisée à reconnoître à travers un grand nombre depetites perturbations locales.

La progression selon laquelle les couches d’air superposées sont plusfroides selon qu’on s’éloigne de la surface du globe, peut être reconnuepar cinq voies différentes, dont les deux premières seules paroissent menerà des résultats certains. Ces moyens sont des ascensions aérostatiques, desvoyages vers la cime de montagnes isolées et à pente rapide, la comparaisondes températures moyennes observées pendant plusieurs années dans deuxendroits qui auroient une élévation très-différente et qui seroient peu éloignésles uns des autres, la température des sources et celle des cavernes, quequelques physiciens osent nommer la température de l’intérieur du globe.On pourroit y ajouter la connoissance des réfractions horizontales, et unseptième moyen peu exact, celui de déduire le décroissement du caloriquede la hauteur à laquelle se maintiennent les neiges éternelles dans les dif-férentes zones du globe,

Voyages dans les Andes.

Des excursions faites à la cime d’un pic élevé et très-escarpé, offrentpresque les mêmes avantages que les ascensions aérostatiques, l’observateurau pied du pic se trouvant, pour ainsi dire, dans la même verticale quel’observateur placé au sommet. Dans le Tableau suivant de mes expériences,on peut distinguer sous ce rapport, comme plus exactes, les excursions quenous avons faites, M. Bonpland et moi, au Mexique, à la cime du Nau-campatepetel, appelé aujourd’hui le Cofre de Perote, et au Nevado deToluca; sur les bords de la mer du Sud, à la cime de Bucu-Pichincha ; surla côte de Venezuela, à la Sille de Caraccas; à l’île de Ténériffe, au sommetdu Pic de Teyde. Je nomme ce volcan le dernier, parce que, rapprochédes côtes du continent de l’Afrique, il a le désavantage d’être baignéquelquefois par des courans d’air chaud qui soufflent de l’est et du sud-est.En effet, M. Labillardière, qui est parvenu huit ans avant moi , le 17 oc-tobre 1791, à la cime du Pic de Ténériffe, et qui y a fait un nombred’observations importantes, rapporte, dans la relation de son voyage, qu’à3700 mètres de hauteur, en automne, l’air y avoit une température de i 8°,7du thermomètre centigrade. Aussi le vent, comme l’indique l’observateur