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Premier volume.
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D’OBSERVATIO N S ASTRONOMIQUES. 127

sphéroïde gazeux ressembleroit à ces corps célestes que Herschel a nommésdes Nébuleuses planétaires.

Imaginons maintenant un noyau solide au milieu de ce fluide aériforme :dès ce moment, nous voyons naître deux autres causes de température5 lefoible effet de l’extinction de la lumière se perd auprès de l’effet du calo-rique rayonnant et du courant ascendant. Il est inutile de discuter ici lapossibilité d’une quatrième cause. Nous n’agiterons pas la question, si lesfluides aériformes peuvent conduire le calorique sans mouvement de trans-lation dans les molécules. Un physicien célèbre de cette Classe , M. de Rum-ford, s’est occupé de la résolution de ce problème. Il ne nous intéresseraitque dans le cas où des vents chauds souffleraient dans les hautes régionsseules de l’atmosphère. Cependant, l’agitation de l’air mêlerait bientôt lesmolécules voisines j il seroit même alors impossible de faire abstraction dumouvement de translation.

L’effet du courant ascendant, comme celui du calorique rayonnant,n’avoit pas échappé à la sagacité d’Aristote et de ses disciples. J’ai développé,dans un autre endroit, que dans le premier livre des Meteorologica et dansla vingt-cinquième section des Problèmes attribués à Aristote, la hauteurdes nuages et leur densité sont considérées comme des phénomènes quidépendent de l’ascension de la chaleur, et qui contribuant à en modifierl’action \ '

Le décroissement du calorique étant l’effet simultané de trois causes gé-nérales, de l’extinction de la lumière pendant son passage à travers lescouches d’air plus ou moins denses, de la chaleur rayonnante et du courantascendant, tout ce qui modifie ces causes doit aussi modifier la loi dudécroissement. Ce dernier doit être plus lent au dessus de la surface de lamer ou au dessus d’une campagne couverte de neige , qu’au dessus d’undésert dénué de végétaux ou au dessus d’une couche horizontale de schistemicacé. Il doit être plus rapide sur la pente d’une montagne conique qu’audessus d’une cordillère qui présente de grands plateaux élevés par étages lesuns au dessus des autres. Mais en discutant la réfraction moyenne corres-pondante à de petits angles de hauteurs entre 6 et 10°, il ne s’agit aussique de la loi du décroissement moyen. Nous verrons tantôt que cette loiest plus constante qu’on devrait le supposer, à cause des variations de

1 udristotelis opéra omrda } T. II } ed. Casaub. } p. 458 . 327 .