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Premier volume.
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D’OBSERVATIONS ASTRONOMIQUES. j3q

de l'atmosphère , il est important de discuter un autre point sur lequelnous manquons d’observations précises. Si la température des couches d’airsuperposées décroît au dessus d’une plaine dont l’air ambiant est entre 22°et 3o°, en raison de 191 mètres par degré du thermomètre centigrade, ilne s’ensuit pas de-là que cette loi soit la même lorsque l’air de la plaines’éloigne de cette température normale à laquelle ont été faites les obser-vations sous l’équateur et en Europe. Les habitans des montagnes savent,et la théorie de réchauffement du globe par les rayons solaires l’expliquefacilement, qu’en hiver il fait beaucoup moins froid sur les grandes hauteursqu’on ne devroit le supposer d’après la différence de température observée enété entre les montagnes et les plaines. Saussure crut (comme je l’ai rapportéplus haut) que si le décroissement en été étoit de 160 mètres, il devroitêtre de 23o mètres pendant les hivers de l’Europe. Aucune observationdirecte n’a été faite jusqu’ici pour confirmer cette supposition. Les hauteursdes trois couvens du St. Gothard, du St. Bernard et du Mont-Cenis, sontbeaucoup trop petites pour donner des résultats exacts. Des excursions versla cime de montagnes considérablement élevées, des ascensions aérostatiques,sont des entreprises également dangereuses à exécuter par un froidtrès-rigoureux. Afin de résoudre cependant un problème si intéressant pourla théorie des réfractions et des mesures barométriques, je me suis servi dela voie indirecte qu’a indiquée, le premier, M. Laplace dans le quatrièmevolume de sa Mécanique céleste. Le voyage aérien de M. Gay-Lussac aengagé ce grand géomètre à donner des formules par lesquelles on déter-mine le décroissement de la chaleur par l’observation des réfractions ho-rizontales. M. Svanberg, un des savans suédois envoyés au cercle po-laire pour vérifier la mesure de Maupertuis, nous a transmis deux observa-tions de réfractions presque horizontales faites par un froid excessif de i3°et 29 0 centigrade au dessous du point de la congélation. J’ai invitéM. Matthieu, secrétaire au Bureau des longitudes, de vouloir bien calculerces observations d’après les formules de la Mécanique céleste. Cet astro-nome dont la grande exactitude est connue aux géomètres de cetteClasse, a trouvé un résultat extrêmement curieux. Un des angles deM. Svanberg donne 243 m ,8, l'autre 243 m par degré du thermomètre centi-grade, ou i56‘,5 pour un degré du thermomètre de Réaumur. Ces nombres,qui ne s’écartent entr’eux que de huit décimètres, prouvent encore cetteadmirable uniformité avec laquelle la chaleur se répand dans l’atmosphère