RECUEIL
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pendant deux jours dont la température diffère de i 6 °. Des deux observa-tions de M. Svanberg, l’une a été faite à o° 55', l’autre à o° 16 ' de hauteurapparente. M. Matthieu, pour les réduire à l’horizon, s’est servi de la sup-position plus que probable, que les réfractions sous les 45° de latitude etau pôle sont proportionnelles pour des hauteurs égales et très-petites.
Variations des réfractions horizontales.
Nous ignorons encore, pour les zones tempérées, la réfraction horizontalede toute l’année. Pour la déterminer, il faudroit un grand nombre d’ob-servations précises faites à différentes températures; il faudroit qu’on lesréduisit toutes à la même pression barométrique et au même degré duthermomètre. La belle série d’observations faites par M. Delambre à Bour-ges, à 23 o mètres au dessus du niveau de la mer, prouve que, le thermo-mètre demeurant entre 12 0 et 2 5°, les réfractions horizontales varient de3o' 20 " à 35'. La moyenne, à cette température, étoit de 32' 24 ", quifont 34' i4" du point de la congélation. Dans la Table de Mayer,cette réfraction horizontale est d’une minute plus petite ; dans celle deM. Laplace, elle est de 1 ' 22 " plus grande. Ces différences de 4' 4°" ob-servées par M. Delambre, sembloient indiquer une variation considérabledans le décroissement du calorique. Il me paroissoit indispensabled’en déterminer la quantité absolue. Voici ce que donne le calcul, en ré-duisant la réfraction à zéro de température :
Nouvelle division.
Ancienne
division.
Décroissent, calculépour i° R.
Décroissent, calculépour i° centigrade.
7447"
40’
l3"
i56 *■
244 m -
7OO0"
37'
48"
i3g
21 7
65oo"
35'
6 "
no
I 7 2
6000"
3 a'
24 "
68
lOÔ
On pourroit être frappé de ne pas voir correspondre dans ce Tableau, àla réfraction moyenne de 34’ i 4 '% réfraction qui est l’effet delà constitutionmoyenne de l’atmosphère en été, le même décroissement du calorique quenous ont donné des expériences directes. Le calcul n’offre que i5i mètres au