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Premier volume.
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NIVELLEMENT barométrique. 365

et Caraccas, jusque vers les sources de l’Orénoque, sous les trois degrés delatitude. En revenant du Rio Negro par le Cassiquiare , les pluies équato-riales étoient si abondantes, que, dans un canot étroit, il m’étoit impossiblede préserver l’instrument du contact de l’eau. Le tube fut brisé à la missionde l’Espueralde, par la torsion hygrométrique du bois.

Lors de mon départ de Paris, M. Bouvard a bien voulu comparer mes ins-trumens avec ceux de l’Observatoire. Mes baromètres de Ramsden (j’en empor-tai deux} indiquoient un peu moins de deux dixièmes de ligne. Leur échelleétant placée de manière que l’image des divisions se réfléchit dans le tube,'-on est sûr de ne pas faire de parallaxe, en abaissant ou en élevant l’œil jusqu’àce que la ligne qui passe par le sommet de la convexité du mercure ne pa-roisse plus brisée. Comme l’échelle ne s’étendoit pas jusqu’à i/j. pouces , j’aiété obligé , au Chimborazo, de mesurer avec un compas que j’avois portétout exprès avec moi, la partie dont le mercure étoit plus abaissé que l’extré-mité de l’échelle. La vérification du niveau constant, dont l’ouverture est lepoint zéro de l’échelle, suppose que l’instrument est dans une position exac-tement perpendiculaire , lorsqu’on fait l’observation de la hauteur baromé-trique. En montant sur une cime élevée, il faut ramasser le mercure qui dé-coule ; il faut en ajouter , lorsqu’on descend dans la vallée. Cette opération esttrès-délicate pour un voyageur qui observe , exposé à l’intempérie de l’air,Sur des sommets couverts de neige, au bord d’un cratère ou au milieu deces formidables averses qui sont si communes dans les forets de l’Amériqueéquinoxiale. Quoique j’aie éprouvé de nouveau, dans un voyage fait, eni8o5, avec M. Gay-Lussac, en Italie, en Suisse et en Allemagne, combien lebaromètre de Ramsden est commode dans le transport, je n’hésiterai pas,dans la nouvelle expédition que je prépare, de donner la préférence au ba-romètre portatif 1 de M. Eortin. Cet excellent artiste a le mérite d’avoir misentre les mains des physiciens un instrument qui est simple dans sa construc-tion , assez facile à raccommoder au cas qu’il se dérange, et qui réunit à cesavantages une précision extrême. C’est faire le plus bel éloge de l’instrumentde M. Eortin , que d’ajouter qu’il a été employé par M. Rarnond dans le grandtravail qu’il a entrepris sur le* perfectionnement des mesures barométriques.

1 Le baromètre de M. F drtin , dont l’échelle indique avec certitude moins de deux centièmes d’un milli-. mètre de la hauteur de la colonne de mercure , et dans lequel le niveau se rectifie par un artifice catoptriqne ,est gravé dans les programmes d un Cours de Physique de M. Hachelte , pl. i , fig. i — 7.

Astronomie. 5y