NIVELLEMENT BAROMETRIQUE.
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Sur la hauteur absolue de plusieurs lieux du continent,
par J. Oltmanns.
M. de Humbolot, pendant le cours de son expédition, a déterminé, à l’aide dubaromètre, la hauteur absolue de 4^3 points de l’Amérique espagnole. Il m’aparu intéressant de réunir dans cet ouvrage toutes les connoissances que nousavons acquises des inégalités du sol du nouveau continent. Par. conséquent,après avoir terminé le calcul du nivellement de M. de Humboldt, j’ai entre-pris de calculer, d’après la formule de M. Laplace, les hauteurs barométriquesque l’on trouve éparses dans les ouvrages de Bouguer, La Condamine, DonJorge Juan, Ulloa et Chappe. J’y ai ajouté seize points mesurés par M. Caldas,et indiqués dans un manuscrit que ce jeune savant américain avoit communiquéà M. de Humboldt pendant son séjour à Quito. Les observateurs n’ayant pasmarqué la température de l’air au moment de leurs mesures barométriques, ilm’a fallu suppléer à ce manque par des suppositions fondées sur de simplesanalogies. J’ai indiqué quel changement produiroit dans les résultats l’erreur d’undegré dans la température supposée. Les hauteurs n.° 32 — 4 ^ sont tirées desTransactions américaines (vol. 4 5 p- 216). Il m’a été impossible de vérifier lescalculs de M Williams. J’ai terminé le tableau suivant par une comparaison deplusieurs mesures trigonométriques et barométriques des académiciens fran-çois : cette comparaison, curieuse en elle-même, ne sauroit cependant servir àvérifier l’exactitude des formules et des coefficiens, les températures n’ayant étédéterminées que par simple approximation, et une erreur de quatre degrésdans les thermomètres observés à Caraburu et à Sinasaguan diminuant déjà lahauteur de vingt-cinq toises. Je discuterai dans un autre endroit les petitesmodifications que l’on peut appliquer aux nombres qui expriment l’élévation dessignaux au-dessus de Caraburu, et qui dépendent surtout d’une évaluation rigou-reuse des réfractions. Les académiciens envoyés à Quito pour y mesurer le degrédu méridien, ont rapporté toutes les hauteurs des montagnes, qu’ils ont déter-minées, au signal de Caraburu, et ce dernier signal est élevé au-dessus du niveaude l’Océan, d’après Bouguer, de 1214 toises; d’après Don Jorge Juan, selondeux formules barométriques, de 11 55 et de 1283 toises; d’après La Condamine,de 1226toises; et d’après Ulloa, de 1268 toises. D’après l’incertitude qui règnesur le point du départ, il ne faut pas s’étonner des doutes que l’on a élevés sur lahauteur absolue des cimes colossales des Andes.