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Premier volume.
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NIVELLEMENT BAROMETRIQUE.

surer des bases sur mer en prenant, à la vue d’une côte inaccessible, l’angle dehauteur des mats d’un bâtiment mouillé.

Des mesures barométriques faites dans un voyage rapide sur la pente dela Cordillère des Andes, et dans l’intérieur du Mexique , peuvent offrir quel-qu’intérét au géographe, au physicien et surtout au géologue ; mais elles ne sontpas propres à vérifier la bonté des formules ou la précision des coefficiens dé-terminés avec un très-grand soin, au milieu de l’Europe civilisée et avec desinstrumens d’une exécution parfaite. Pour entreprendre cette vérification, ilfaudroit être sûr de l’exactitude des mesures trigonométriques et barométri-ques, dont on compare les résultats. On trouvera cependant dans le tableaude mes observations quelques rapprochemens curieux : à Moran le nivelle-ment direct donnoit 109 mètres ; le coefficient de M. Ramond 1 i3 m -,2. Dans lamine de Valenciana, la plus profonde que l’on connoisse, la différence n’étoitque de 3 mètres sur 5i4» On doit même s’étonner de cet accord dans des me-sures de hauteurs si peu considérables. D’ailleurs , les mines en général, etsurtout celles de l’Amérique , dont un très-petit nombre est mesuré géométri-quement avec précision, ne sont guère propres à essayer l’exactitude des for-mules. Les courans verticaux et la distribution inégale de la chaleur y causentdes anomalies dont les effets sont très-bien développés dans le Mémoire deM. Ramond. Il sera utile d’observer aussi que les différences que l’on trou-vera entre quelques hauteurs publiées par ce savant distingué , et celles quecontient mon nivellement, proviennent de ce qu’en consultant mes journaux,je me suis arrêté aux termes moyens d’un grand nombre d’observations baro-métriques et thermométriques.

Lorsqu’Ulloa descendit dans les mines de Guanaxuato, il déduisit d’unemesure barométrique , que la mine de Valenciana avoit une profondeur de1000 vares (838 mètres J. L’inspecteur de la mine assura, et avec raison,que cette évaluation étoit du double trop forte ; le géomètre prétendit, deson côté, que son calcul barométrique ne laissoit pas de doute. Il est probableque le baromètre du savant voyageur s’étoit dérangé ; peut-être une bulled’air interceptoit-elle la colonne du mercure à l’extrémité inférieure du tube.On conçoit aisément que, depuis cette époque, les baromètres ne jouissent pasd’un grand crédit auprès des mineurs du Mexique. Car, sous toutes les zones,le peuple et ceux qui lui ressemblent par leur manque d’instruction, voyentavec plaisir que les géomètres se trompent dans leurs mesures , et que lesmachines ne produisent pas l’effet qui a été annoncé par un calcul analytique.Astronomie . 5 q