IOI
d’observations astronomiques.les immersions et les émersions avoient été observées à des époques tropéloignées de celles indiquées dans le journal de M. Ellicot. Je n’entre dansces détails que pour prouver qu’il n’a pas tenu à moi de donner plus deperfection à. cette partie de mon ouvrage. M. Delambre, dans le grand tra-vail qu’il vient de finir , en mettant la dernière main à ces excellentes tablesdes satellites de Jupiter, a éprouvé , comme moi, combien il est difficile detrouver un très-grand nombre d’observations qui s’accordent entre elles.
En réunissant sous un seul point de vue les résultats obtenus pour la lon-gitude de Lancaster , je trouve :
r de quatre occultations d’étoiles.
4 h *4' 3 7 "i
de l’éfclipse du soleil.
1/4 42"
de l’éclipse de la lune.
i4' 58" 3
Résultats tirés
des observations correspondantes des satellites
J de Jupiter..
i4' 3 7"
/ des observations des satellites, comparées aux
l tables de M. Delambre.
14' 3i"j
Terme moyen de tous les résultats.5 h 14 '
Mais donnant une juste préférence aux occultations d’étoiles et à l’obser-vation de l’éclipse du soleil, je fais la longitude de Lancaster , 5b i4' 39"= 78° 39' 43" à l’ouest de Paris.
Supplément II. Recherches sur la longitude de New-York.
Lorsque j’ai discuté la longitude de la Havane , j’ai avancé que la lon-gitude de New -York, déduite d’observations purement astronomiques, étoitplus incertaine qu’on ne le suppose généralement. Il est nécessaire de déve-lopper ici les raisons sur lesquelles je fonde mon assertion.
La longitude de New-York a été depuis long-temps regardée commeexacte, parce que le célèbre Borda avoit lié ce port à un grand nombrede lieux situés sur les côtes nord-est de l’Amérique 1 . M. Ferrer essaya defixer la position de la Havane par celle de New-York. Il fit plus, il considérala position de ce port comme la base de toute la géographie des Etats-Unis
1 Voyage fait par ordre du roi en 1768 et 1769 ; II e partie , p. 3i2 et 3 i 3 ,