RECUEIL
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Or , la longitude de Porto - Rico , comme nous le ferons voir à l’instant,est de 68° 33' 3o". Il en résulte :
Cap nord-ouest du petit Cayman oriental , 8i° 58' l\i” ; sa latit. 190 l±i' o".Cap ouest du petit Cayman occidental , 82° 29' 21"; sa latit. 19 0 35' 11".
La latitude du cap nord-est s’accorde parfaitement avec l’observation deM. de Humboldt ; mais la longitude en diffère de 9 minutes. Il est difficiled’indiquer la raison de cette différence. On ne peut pas se dissimuler quele chronomètre de M. de Humboldt ayant été exposé , dans la traversée dela Havane à Batabano, pendant vingt jours, à un mouvement continuel,n’ait dû souffrir un peu ; cependant je ne crois pas que sa marche ait pu occa-sionner une erreur considérable. D’un autre côté, il me paroft que M. Ce-vallos a supposé les deux petits Caymans trop grands, lorsqu’il leur donne3o' 3q". « La carte de la partie occidentale des îles des Antilles j dresséeet d’après les nouvelles observations des Espagnols», publiée en 1802 parle Dépôt des cartes à Paris, ne leur donne que 8 minutes d’étendue ; cequi s’accorde parfaitement avec une carte spéciale de l’ile de Cuba, dresséeà la Havane. Ainsi, il est possible que M. Cevallos ait relevé des rochersun peu plus avancés. Il faut encore observer que les déterminations deM. de Humboldt ont été liées avec la Havane, tandis que M. Cevallos arapporté les siennes à la position de Porto - Rico ; par conséquent il fautrépartir cette différence de longitude entre les deux déterminations chrono-métriques , et entre les deux longitudes absolues de la Havane et de Porto-Rico.
II. Recherches sur la géographie des îles Antilles. — Porto-Rico. —S. - Domingue. — Canal de Bahama.
Avant de suivre M. de Humboldt à Carthagène, nous allons consigner icila détermination de plusieurs points importans sur les côtes de l’ile deCuba et de Saint-Domingue. MM. Cevallos, Herrera et Ferrer y ont fait ungrand nombre d’observations. Le premier de ces navigateurs a fondé surle transport du temps de Porto-Rico, les longitudes qu’il a fixées. Il estpar conséquent nécessaire d’examiner les bases sur lesquelles repose laposition que j’assigne au port de Porto-Rico. Cette digression servira, en