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Douxième volume.
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EECUEIL

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Mais dans ces déterminations on a supposé que les erreurs des tables lu-naires reparoissent périodiquement tous les dix-neuf ans, supposition dont-on reconnoît aujourd’hui la fausseté.

Le défaut de données nécessaires m’empêche de réduire de nouveau cesobservations lunaires du Cap-François. J’ai fait tous les efforts pour me pro-curer d’autres observations directes; mais je n’ai rien trouvé qui pût servir àdéterminer avec précision la position d’un port aussi important pour la na-vigation.

La mauvaise étoile qui sembloit avoir présidé à toutes les observationsastronomiques du P. Laval, poursuivit cet astronome jusqu’au Cap-François.Il y observa l’émersion du premier satellite de Jupiter, qui, comparée aveccelle observée à Paris, donna pour la longitude du lieu de l’observation73° 22' i 5 ": longitude qui ne diffère de la véritable pas moins d 'un degré etun quart *. Mais cette différence doit d’autant moins nous surprendre, quele même voyageur, en déterminant la longitude du Mississipi , s’est trouvéen erreur de sept degrés. D’ailleurs, l’horloge dont se servoit le P. Lavalétoit rarement en bon état, se trouvant tantôt dérangée par des mains in-habiles, tantôt renversée par des bœufs sauvages!

Le célèbre géomètre espagnol Don Jorge Juan 1 , lors de son retour deQuito à Cadix, toucha au Cap - François. Il y observa, le 29 juillet, àqh 55 ' 5 7" temps vrai, l’émersion du premier satellite de Jupiter. Cette ob-servation, que j’ai soumise au calcul, m’a donné /jh 55 ' 5 o ",5 pour la longi-tude du port. Don Jorge Juan en avoit conclu 4 h 3 ". Mais ces deux ré-sultats ne méritent aucune confiance.

Dans les années 1782 et 1783, le roi de Danemarck fit préparer une ex-pédition destinée à vérifier la marche des chronomètres & Armand. Elle étoitcommandée par le capitaine baron de Lowenorn , un des officiers les plusdistingués de la marine danoise. Cet observateur se rendit, en 1783, auCap-François, où il observa quatre occultations; savoir, deux du premieret deux du second satellite de Jupiter 1 * 3 . Malheureusement ces occulatioijseurent lieu trop près de l’opposition de la planète ; M. Messier et d’autresastronomes habiles qui avoient observé, à la même époque, le premier sa-

1 Voyage à la Louisiane, par Laval, pag. 2

1 Voyage à l’Amérique méridionale , tom. II.

3 Observationes astronomie* auclore Bugge , p. xcvil sqq.