d’observations ASTRONOMIQUES. 325
» enminutes, ou quelquefois en demi-tiers ou quarts de minutes seulement.« Enfin, le P. Kôgler se servoit indistinctement de lunettes de huit, dix,« treize, quatorze, dix-huit pieds; au lieu que le P. Gaubil en employoit« constamment une de quatorze pieds ».
Kôgler a réglé sa pendule sur des passages d’étoiles au méridien ; c’estce que font les astronomes encore aujourd’hui. S’il y a entre ses observationset celles de Gaubil des différences qui vont quelquefois jusqu a 3o et 4o se-condes , cela prouve , sans doute, que l’un des deux s’est trompé ; mais il eûtété à souhaiter que, par de nouvelles recherches, Pingre eût découvert dequel côté se trouve l’erreur. Quiconque a fait des calculs astronomiques aeu occasion de s’apercevoir que le manque d’harmonie dans les résultatsvient tout aussi souvent d’un défaut de précision dans la réduction du temps,que des observations mêmes. Quelques légères différences entre deux obser-vateurs sont bien loin d’être suffisantes pour condamner des travaux de plu-sieurs années. D’ailleurs, il n’est pas inouï de trouver dans des circonstancespeu favorables des différences très-sensibles, dans le temps de l’immersionou de l’émersion des étoiles au bord éclairé de la lune. Les autres doutesénoncés par Pingre ne se fondent que sur de simples possibilités, et je neconnois aucune observation contre laquelle on ne puisse en élever de sem-blables. En effet, le P. Hallerstein observe, dans la préface qui est jointeau Recueil des observations de Pékin, que la pendule du P. Kôgler n’étoitque très-médiocre; mais il a soin d’ajouter tout de suite : « Pendulum exi-« gebat ad triangulum jilare ferreum 3 ampluni , exacte in meridiano« constitutum ; atque ut erat visu admodum acuto , salis tute et accurate« organorum défection , diligentiâ compensante. »
L’objection de Pingré, que les observations du P. Kôgler ne sont indi-quées qu’en minutes et »en quarts de minutes , se trouve affoiblie par la re-marque du P. Ilallerstein. Ce dernier énonce clairement que , dans les pre-mières années 3 Kôgler a rarement indiqué les secondes , mais qu’il s’est con-tenté du nombre rond des dixaines \ Cette objection est d!autant moins ap-plicable aux observations que j’ai calculées, que celles-ci tombent toutesdans les dernières années du séjour de Kôgler à Pékin. Le seul et le plus im-portant reproche que l’on pourroit faire à cet observateur me paroitroit doncl’usage qu’il a fait indistinctement de plusieurs lunettes d’un grossissement
' Hallersieinii observalianes Pektni fact'œ, p. 33a.Astronomie , Vol. II.
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