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Douxième volume.
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RECUEIL

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different. J’aurois dû avoir égard à cette circonstance en déterminant l’erreurdes tables ; mais Pingré observe (pag. 269, 1 . c.J qu’avec une lunette de huitpieds, Kôgler a souvent vu les émersions beaucoup plus tôt, et les immersionsbeaucoup plus tard que Cassini et Maraldi (Mémoires de l’Académie pour1764, p. 34 - 1 3 ? ^ es ont a P er Çues « malgré leurs jeux de Ijnx » par des lu-nettes de quatorze, seize, jusqu’à dix-huit pieds. Par conséquent, il m’a paruprudent de ne hasarder aucune correction pour le grossissement de la lu-nette, d’autant plus que Hallerstein vante sigulièrement la force de la vuede Kôgler.

Les observations des trois satellites de Jupiter donnent, toute correctionfaite, en terme moyen la longitude de Ôh 24' 17”.

On ne me blâmera pas de n’avoir pas eu égard aux deux observations desatellites faites par un temps sombre. L’immersion du premier satellite quieut lieu le 5 juillet, donna 5 ^ 24' 24", et l’émersion du troisième satelliteobservée le 19 septembre, 5 h 21' 23 ”, 5 , en les comparant toutes deux avecles tables.

B. Détermination de la longitude de Quito par les observations des éclipses

de lune , comparées aux tables.

Ulloa , conjointement avec les Académiciens françois , observa à Quitoquatre éclipses de lune Il n’en compara qu’une seule avec les observationscorrespondantes de Le Monnier et de Fouchj. Il trouva pour la longitudede Quito, 5 * 1 22' 5 ” , dans la supposition que le méridien de Yaruqui , lieuoù l’éclipse fut observée , soit de 5 o secondes à l’orient de Quito. Ulloa neput obtenir d’observation correspondante pour les trois autres éclipses.

J’ai été assez heureux de découvrir, dans les Mémoires de l’Académie deParis et dans la collection de Le Monnier , des observations correspondantesaux quatre éclipses de lune observées par Ulloa. En outre, j’ai calculé d’a-près les nouvelles tables du soleil et de la lune, les phases des éclipses delune pour le méridien de Paris. Ce travail pourrait paraître superflu ; maisayant eu quelquefois à me servir d’observations contre lesquelles on pourraitélever des doutes, je n’ai pas cru pouvoir m’en dispenser. Ce calcul a fournien même temps un moyen de plus de connoître en quelque sorte la valeurdes anciennes observations. La confiance que j’ai dans le degré de perfection

' Voyage à l’Amérique méridionale. Observations astronomiques } liv. lîl, ch. 2.