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Douxième volume.
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RECUEIL

peut commettre dans la détermination des trois élémens dont dépend lesuccès de cette opération, savoir, de l’élévation des volcans, des azimutset des angles de hauteur, on reconnoît jusqu’à quel point on peut considérerl’emploi de cette méthode comme une vérification des résultats astronomiques.

Les observations azimutales sont infiniment délicates, lorsqu’il s’agit derecherches sur la direction d’une méridienne qui coupe un réseau de triangles,ou du problème de l’aplatissement des parallèles. Dans ce dernier cas ,l’emploi d’une lunette méridienne, et d’un signal placé dans la direction de laméridienne, est de beaucoup préférable à la mesure des angles obliques, quisont variables selon que l’astre monte ou descend: c’est cette belle méthode,qui a été employée avec succès par un astronome connu par la grande pré-cision de ses travaux. M. Arago s’en est servi dans sa mesure de trois degrésde longitude, faite à Formentera pendant les mois de mars et d’avril del’année 1808. En mesurant, par des cercles répétiteurs, les distances du soleilcouchant et levant à des clochers, d’excellens observateurs ont trouvé des écarts,autour de la moyenne, qui s’élèvent à io", quelquefois même à no". Ces dif-férences sont plus sensibles si l’on ne peut employer des instrumens quidonnent le multiple des angles observés, et si l’objet dont on veut fixer ladirection n’est pas terminé par une pointe.

Dans l’opération dont nous allons donner le détail, on s’est servi d’un sextant deRamsden. M. de Humboldt a suivi la méthode proposée par M. de Zach, dans lesÉphémérides de Berlin x . On ne peut s’étonner que les différences des résultats s’é-lèvent, pour les volcans d’Orizaba et de Popocatepetl, observés à Cholula, à n '28" ,et 2 ' 1 n" , si l’on considère les circonstances sous lesquelles les azimuts ont étépris, et si l’on se rappelle les conseils que M. Delambre a donnés aux astronomesqui sont en état de choisir eux-mêmes la position de leurs signaux et l’heurede l’observation. Il résulte des discussions consignées dans le second volume dela Base du système métrique 2 , que, lors même que le signal est placé dansl’horizon, une seconde d’erreur dans la détermination du temps produit dixsecondes d’erreur dans l’azimut. Cette influence du temps devient plus grandeencore lorsque le soleil, éloigné du cercle de six heures, est dans le premiervertical, et lorsque le signal se présente sous un angle de hauteur considérable.

1 Berliner Jahrbuch, 1793, p. 167 . Monatliche Correspondent } i 8 o 3 , oct. , p. 357.Fol. Il, p. i 56 .