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Tome douzième.
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LA POLYSYNÛDIE.

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doit - on espérer des affaires publiques rapprochées d’un telPeuple & transportées de la Cour à la Ville ? Quelle confiancepeut- on avoir au scrutin des Conseils quand on voit celuid’une Académie au pouvoir des femmes ; seront-elles moinsempressées à placer des Ministres que des Savans, ou se con-noítront-elles mieux en politique qu’en éloquence ? II est bienà craindre que de tels établissemens dans un pays où lesmœurs font en dérision , ne se fissent pas tranquillement, nese maintinssent gueres fans troubles , & ne donnassent pas lesmeilleurs sujets.

D’ailleurs , fans entrer dans cette vieille question de la véna-lité des charges qu’on 11e peut agiter que chez des gens mieuxpourvus d’argent que de mérite, imagine-t-on quelque moyenpraticable d’abolir en France cette vénalité ? ou penseroit-onqu’elle pût subsister dans une partie du Gouvernement & lescrutin dans l’autre ; l’une dans les Tribunaux , Fautre dans lesConseils, & que les seules places qui restent à la faveur se-roient abandonnées aux élections ? II faudroit avoir des vuesbien courtes & bien fausses pour vouloir allier des choses sidissemblables, & fonder un même système sur des principessi différens. Mais laissons ces applications ôc considérons la choseen elle-même.

Quelles font les circonstances dans lesquelles une Monarchiehéréditaire peut fans révolutions être tempérée par des formesqui la rapprochent de FAristocratie ? Les Corps intermédiairesentre le Prince &c le Peuple , peuvent-ils , doivent-ils avoirune jurisdiction indépendante Fun de l’autre, ou s’ils font pré-caires & dépendans du Prince, peuvent-ils jamais entrer commePieces diverses . L

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