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Tome douzième.
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88 . JUGEMENT SUR

On peut, dit-il encore , faire passer le règlement de la Po-îysynodie en forme de loi fondamentale dans les Etats Géné-raux du Royaume, la faire jurer au sacre des Rois, & luidonner ainíi la même autorité qu’à la loi falique.

La plume tombe des mains , quand on voit un hommesensé proposer sérieusement de semblables expédiens.

Ne quittons point cette matière fans jetter un coup-d’œilgénéral fur les trois formes de ministère comparées dans cetouvrage.

Le Viíirat est la derniere ressource d’unEtat défaillant; c’estunpalliatif quelquefois nécessaire qui peut lui rendre pour un temsune certaine vigueur apparente : mais il y a dans cette formed’administration une multiplication de forces tout-à-fait superfluedans un Gouvernement sain. Le Monarque ôc le Visir fontdeux machines exactement semblables dont l’une devient inu-tile íì-tót que l’autre est en mouvement : car en effet, selonle mot de Grotius, gui régit , rex efl. Ainíi l’Etat supporteun double poids qui ne produit qu’un effet simple. Ajoutez àcela qu’une grande partie de la force du Visitât étant em-ployée à rendre le Visir nécessaire & à le maintenir en place, estinutile ou nuisible à l’Etat. Auísi l’Abbé de St. Pierre appelle-t-il avec raison le Viíirat une forme de Gouvernement gros-sière , barbare, pernicieuse aux Peuples , dangereuse pour lesRois, funeste aux Maisons royales, & l’on peut dire qu’iln’y a point de Gouvernement plus déplorable au monde, quecelui où le Peuple est réduit à desirer un Visir. Quant au demi-Visirat, il est avantageux fous un Roi qui fait gouverner &

réunir

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