A M. D’OFFR E V I L L E.
grand’chose. Si ceux qui m’accusent ont tort, c’est à ma con-duite à me justifier ; toute autre apologie est inutile ou superflue.J’aurois dû vous répondre plutôt ; mais le triste état où je visdoit excuser ce retard. Dans le peu d’intervalle que mes mauxme laissent, mes occupations ne font pas de mon choix, & jevous avoue que quand elles en seroient, ce choix ne seroit pasd’écrire des lettres. Je ne réponds point a celles de compli-mens , & je ne répondrois pas non plus à la vôtre, íì la ques-tion que vous m’y proposez ne me faisoit un devoir de vousen dire mon avis.
Je vous salue , Monsieur, de tout mon cœur.
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A M . U S T E R I,
PROFESSEUR A ZURICH.
Sur le Chap. VIII. du dernier livre du Contrat Social,
Motiers iç Juillet 176;.
QUelqu’ëxcïîdé que je fois de disputes 6c d’objections
& quelque répugnance que j'aye d’employerà ces petites guerres
le précieux commerce de l’amitié , je continue à répondre àvos difficultés puisque vous l’exigez ainsi. Je vous dirai donc
avec ma franchise ordinaire , que vous ne me paroissez pasavoir bien saisi l’état de la question. La grande société , la
société humaine en général, est fondée sur l’humanité , sur ls