DIVERSES.
. .. -HNî» --
1 6j
■m
LETTRE
A U MÊME.
Sur Vusage dangereux des ustensiles de cuivre.
Juillet 17;;.
J E crois, Monsieur, que vous verrez avec plaisir Pextrait cí-joint d’une lettre de Stockolm, que la personne à qui elle estadressée me charge de vous prier d’insérer dans le Mercure.L’objet en est de la derniere importance pour la vie des hom-mes ; ôc plus la négligence du public est excessive à cet égard,plus les citoyens éclairés doivent redoubler de zele & d’activitépour la vaincre.
Tous les Chimistes de PEurope nous avertiíîènt depuis long-tems des mortelles qualités du cuivre, & des dangers auxquelson s’expose en faisant usage de ce pernicieux métal dans lesbatteries de cuisine. M. Rouelle de PAcadémie des Sciences,est celui qui en a démontré plus sensiblement les funestes effets,& qui s'en est plaint avec le plus de véhémence. M. Thierri,docteur en médecine, a réuni dans une savante these qu’il sou-tint en 1749 , sous la présidence de M. balconnet, une multi-tude de preuves capables d’effrayer tout homme raisonnablequi fait quelque cas de sa vie & de celle de ses concitoyens.Ces Physiciens ont fait voir que le verd-de-gris, ou le cuivredissous , est un poison violent dont Peffet est toujours accom-pagné de symptômes affreux ; que la vapeur même de ce métal
«