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Tome douzième.
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DIVERSES.

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considération ne m’a point retenu, c’eít qu’en toute chose leblâme de l’univers entier me touche beaucoup moins queFaveu de ma conscience. Mais, dites-vous, dédier un livre àla République , cela ne s’est jamais fait. Tant mieux, Monsieur ;dans les choses louables, il vaut mieux donner l’exemple quele recevoir , & je crois n’avoir que de trop justes raisons pourn’être l’imitateur de personne; ainsi, votre objection n’est aufond quun préjugé de plus en ma faveur , car depuis long-tems il ne reste plus de mauvaise action à tenter, & quoi qu’onen pût dire, il s’agiroit moins de savoir si la chose s’est faiteou non, que si elle est bien ou mal en foi, de quoi je vouslaisse le juge. Quant à ce que vous ajoutez qu’après ce qui s’estpassé , de telles nouveautés peuvent être dangereuses, c’est-làune grande vérité à d’autres égards ; mais à celui-ci, je trouveau contraire ma démarche d’autant plus à fa place après cequi s’est passé, que mes éloges étant pour les Magistrats , 6cmes exhortations pour les Citoyens , il convient que le touts’adresse à la République , pour avoir occasion de parler à sesdivers membres , 6c pour ôter à ma Dédicace toute apparencede partialité. Je fais qu’il y a des choses qu’il ne faut point rap-pelles ; & j’espere que vous me croyez assez de jugement pourn’en user à cet égard, qu’avec une réserve dans laquelle j’ai plusconsulté le goût des autres que le mien : car je ne pense pasqu’il soit d’une adroite politique, de pousser cette maxime jus-qu’au scrupule. La mémoire d’Erostrate nous apprend, que c’estun mauvais moyen de faire oublier les choses , que d’óter laliberté d’en parler : mais si vous faites qu’on n’en parle qu’avecdouleur, vous ferez bientôt qu’on n’en parlera plus, II y a je

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